Une tour pour épurer l’air

par | Avr 18, 2018 | Environnement, TERRE

La ville de Xian abrite une tour de 100 mètres de haut destinée à luter contre la pollution. Cette tour assure une circulation de l’air dans son unité de traitement par convection naturelle.

Créée par Junji Cao, chercheur de la Chinese Academy of Sciences et expert en chimie de l’atmosphère, cette tour d’épuration de l’air assure une circulation de l’air dans son unité de traitement par convection naturelle, donc sans faire appelé à un système de soufflerie.

La base de l’édifice s’entoure d’une immense verrière d’une surface équivalente à la moitié d’un terrain de football qui, par effet de serre, chauffe l’air. L’air réchauffé s’engouffre dans la cheminée par convection. Alors l’air chaude plus léger que l’air froid s’élève naturellement.

Dans cette immense cheminée l’air traverse une série de filtre où se libère des particules fines contenant dans l’air. A la sortie de la cheminée purificatrice, l’intégralité des particules PM2,5, des nitrates et des anhydrides sulfureux sont retenus par le système de filtration. La tour parvient ainsi a épurer 10 millions de mètres cubes d’air par jour.

Son effet bénéfique sur la qualité de l’air est mesurable une surface de 10 km² aux abords de l’installation. Durant les pics de pollution aux particules fines, une baisse de 15% des PM2,5 aurait été constaté. Les derniers résultats publiés, basés sur des mesures pratiquées depuis 2015, sont encourageantes. Junjin Cao a reconnu que le projet suscitait des doutes. « Moi-même j’étais sceptique. Mais les résultats sont bons. Ils répondent à nos attentes« , a-t-il assuré à l’Agence France Presse.

Alimenté par l’énergie solaire, l’appareil peut nettoyer chaque jour entre 5 et 16 millions de mètres cubes d’air, en fonction du temps et du niveau de pollution, selon Cao Junji, expert environnemental à l’Académie chinoise des sciences.

L’engin, qui est encore en phase de tests, réduit de 10% à 19% le taux de particules fines dans l’atmosphère dans un rayon de 10 km2. Un faible résultat pour une métropole de 8 millions d’habitants. Raison pour laquelle « il faudrait une centaine de tours du même type pour couvrir toute la superficie de la ville sur 1 000 km2 », a reconnu Junji Cao.

Pour un investissement de 12 millions de yuans (1,5 million d’euros) et un budget de fonctionnement de 200 000 yuans (26 800 €) par an. L’installation de Xian est un prototype, mais surtout une maquette à échelle réduite du système définitif. En effet, la demande de brevet du projet initial déposée par Junji Cao en 2014 est plus ambitieux.

Il y décrit des dispositifs basés sur une tour atteignant une hauteur de 500 mètres et équipés d’une verrière de 200 mètres de côté. Selon les estimations de Junji Cao, ces installations seraient capables d’épurer l’air dans un rayon de 30km.

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