La Chine a effectué le test d’un système terrestre d’interception de missile qui a « atteint son objectif attendu », a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué, indiquant qu’il s’agissait d’une démarche défensive ne ciblant aucun pays.

La Chine a accéléré ses recherches en matière de missiles de toutes sortes, parmi lesquels certains capables de détruire des satellites dans l’espace ou encore des missiles balistiques équipés d’ogive nucléaire de pointe.

Ces recherches entrent dans le cadre de la modernisation de l’armée chinoise, supervisée par le président Xi Jinping.

Il s’agissait du sixième test d’interception terrestre de missiles à mi-parcours annoncé publiquement par la Chine. Auparavant, le pays avait réussi cinq de ces tests en 2010, 2013, 2014, 2018 et 2021.

Dans un article, Le Quotidien du peuple a expliqué qu’un test d’interception terrestre à mi-parcours comprend généralement plusieurs étapes :

  1. le lancement d’un missile balistique qui constitue la cible
  2. les satellites de surveillance des missiles détectent le lancement et informent immédiatement les systèmes d’alerte avancée basés au sol pour suivre la cible et guider l’intercepteur vers elle
  3. l’intercepteur est tiré et se verrouille sur le missile-cible entrant avant d’exploser près de lui ou de le toucher directement.

Jusqu’à présent, seuls quelques pays comme les États-Unis, la Russie et la Chine ont développé et mis en service des systèmes de missiles anti-balistiques.

La Chine a dénoncé à plusieurs reprises le système de défense anti-missile (THAAD) déployé par les Etats-Unis en Corée du Sud, estimant que celui-ci est capable de pénétrer son territoire.