Poète, médecin de marine, ethnographe et archéologue français, Victor Segalen est né à Brest, le 14 janvier 1878. Au cours de sa vie, il rédigea de nombreux essais sur la calligraphie chinoise, notamment « Stèles », ouvrage de référence en sinologie.

Victor Segalen 1905Décédé le 21 mai 1919 à Huelgoat , il aura été l’un des premiers observateurs de l’écriture chinoise. Après des études de médecine à l’École du service de santé des armées de Bordeaux, il est affecté en Polynésie française, puis à Tahiti de 1903 à 1904. En 1908, il part pour la  Chine où il soigne les victimes de l’épidémie de peste de Mandchourie.

Deux ans après son arrivé en Chine, il décide de s’y installer avec sa femme et son fils. Il commence à rédiger son ouvrage intitulé « Stèles ».  Ce recueil de poème publié en 1912 aux Presses du Pei-t’ang de Beijing a une composition originale: un titre, un cadre rectangulaire délimitant le poème et qui figure les arêtes des stèles de pierre, un épigraphe en caractère chinois et des strophes parfois séparées les unes des autres au moyen d’un petit cercle.

En 1914, il entreprend une mission archéologique consacrée aux monuments funéraires de la dynastie des Han. L’étude qui en ressort met en évidence les sculptures chinoises, cette étude ne sera publiée qu’en 1972, sous le titre « Grande Statuaire chinoise ». Lors de sa mission en Chine, il rencontre le sinologue belge, Charles Michel, l’un des rares européens présents dans l’Empire du milieu. Celui-ci le marque et lui inspire le personnage de René Leys.

Le roman est construit comme une journal intime, débuté le 30 mars 1911 et s’achevant le 22 novembre 1911. Le récit se déroule en Chine dans les derniers mois de la dynastie Qing. Le narrateur, en poste à Beijing, recrute un professeur de mandchou, René Leys, fils d’un épicier belge, qui s’avère un bien curieux personnage : il prétend avoir ses entrées au sein de la Cité interdite. Est-il si proche du pouvoir qu’il le laisse croire? … – Le roman baigne dans une atmosphère mystérieuse.

À la fin de sa mission en Chine, il retourne en Europe, le 11 août 1914 lorsque la première guerre Mondiale débute entre la France et l’Allemagne. Il mourut le 21 mai 1919 dans la forêt de Huelgoat. En1934, l’État français inscrit son nom sur les murs du Panthéon : « Écrivain mort pour la France pendant la guerre de 1914-1918« . Le Lycée français international de Hong Kong porte d’ailleurs son nom.