Le ministre de l’économie Shen Jong-chin a annoncé lors de la conférence annuelle de la Taïwan Business Alliance, la signature de lettres d’intention d’investissements avec 23 investisseurs étrangers pour les trois prochaines années.

Parmi ces investisseurs étrangers, le Japon est le plus représenté avec huit entreprises, devant les Etats-Unis, Singapour et la Suisse. Shen Jong-chin s’est félicité de cet investissement de 54 milliards de dollars taiwanais, soit 1,52 milliard d’euros, principalement dans les «industries innovantes 5+2».

Le ministre a expliqué que le marché taïwanais est devenu attractif pour les entreprises étrangères dans les secteurs des semi-conducteurs, des tablettes et des écrans plats, en raison de la hausse de la demande et sa proximité avec le marché asiatique.

Shen Jong-chin a souligné que ces chiffres n’atteignent que la moitié des investissements enregistrés l’an dernier, dynamisés par les investissements colossaux de l’année dernière dans l’énergie éolienne.

«L’éolien off-shore représentait une part importante des investissements et il en résulte un écart relativement conséquent dans les investissements relatifs cette année par rapport aux chiffres de l’année dernière. Nous nous devons de clarifier cela en amont, faute de quoi, les résultats des investissements dans leur ensemble pourraient sembler trompeurs», a indiqué ce dernier.

En août 2018, Taïwan s’est hissé au 3ème rang des 50 pays et territoires analysés dans la dernière étude sur les recommandations d’opportunités de profit réalisée par la société américaine Business Environment Risk Intelligence.

La République de Chine a devancé ses voisins asiatiques, comme la Corée du Sud située à la 7ème place, le Japon à la 10ème et la Chine à la 15ème. Taïwan obtient la 2ème meilleure notation d’investissement, 1B, valeur de recommandation du pays aux investisseurs.

Dans la catégorie des risques politiques internationaux, Taïwan est arrivé 13ème, car « les évaluations politiques du pays sont stables et les conditions économiques devraient s’améliorer sous la présidence de Tsai Ing-wen », ont indiqué les organisateurs du Business Environment Risk Intelligence.

Concernant les risques relatifs aux opérations, Taïwan est le premier pays asiatique et le 6e sur la liste globale. Selon le rapport de l’alliance commerciale de Taïwan, l’industrie bancaire est jugée stable et forte, avec une hausse de 44,3% de bénéfices bruts en 2017.

La Business Environment Risk Intelligence a également prévu une hausse du produit intérieur brut réel taïwanais de 2,7% cette année, en s’appuyant sur «une activité économique saine».

En termes de risques de paiement et de rapatriement des capitaux, la République de Chine reste à la tête du classement. La Business Environment Risk Intelligence prévoit que le pays conservera sa position de leader dans les quatre années à venir.