Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a dit ce 14 novembre espérer pouvoir s’entretenir avec le président chinois Xi Jinping en marge du sommet du G20 en Indonésie.

« Le président Xi est ici et comme tous les autres dirigeants, j’espère avoir l’occasion de parler avec lui », a déclaré Rishi Sunak à des médias britanniques. Ce dernier est chef du gouvernement britannique depuis trois semaines, il avait durant la campagne pour Downing Street, estimé que la Chine était « la menace principale » pour la sécurité mondiale et celle du Royaume-Uni, et il avait critiqué le projet de « nouvelle route de la soie » développé par Pékin.

Avant son départ pour Bali, le Premier ministre britannique Rishi Sunak a annoncé son intention d’exhorter les autres puissances à s’unir contre les « acteurs malveillants » de l’économie mondiale, dans une attaque à peine voilée contre la Chine.

Lorsqu’il était ministre des Finances, Rishi Sunak, avait livré en juillet 2022 une lourde charge contre la Chine, qu’il décrit comme «la plus grande menace à long terme» du Royaume-Uni.

Accusant la Chine de «voler nos technologies et d’infiltrer nos universités», Rishi Sunak avait prit position face à sa rivale, Liz Truss, qui cheffe de la diplomatie britannique avait eu l’occasion de durcir le ton à l’égard de Pékin.

Ce dernier avait d’ailleurs promit, s’il est élu par les adhérents du parti conservateur, de fermer les 30 instituts Confucius implantés au Royaume-Uni. Financés en partie par le gouvernement chinois, ces établissements ont pour objectif de promouvoir la langue et la culture chinoise, mais ils sont accusés par certains députés britanniques de servir à des fins de propagande et d’espionnage.

Dans un communiqué, il avait estimé que les Chinois «soutiennent l’invasion fasciste de l’Ukraine par Poutine en achetant son pétrole et tentent d’intimider leurs voisins, y compris Taïwan».

«Ils accablent les pays en développement d’une dette insurmontable et s’en servent pour saisir leurs avoirs ou les menacer d’un pistolet diplomatique», a-t-il accusé. «Ils torturent, détiennent et endoctrinent leur propre peuple, notamment au Xinjiang et à Hong Kong, en violation des droits de l’Homme».

«J’empêcherai la Chine de prendre le contrôle de nos universités, et apporterai aux entreprises et aux institutions publiques britanniques la cybersécurité dont elles ont besoin», avait assuré ce dernier.

Parmi les promesses de Rishi Sunak, lors de la campagne, il avait évoqué la création d’une alliance internationale, similaire à l’Otan, pour «se défendre» contre les attaques technologiques de la Chine, développer le soutien du MI5 (renseignement intérieur britannique) aux entreprises et universités pour «contrer l’espionnage industriel chinois» ou encore empêcher les acquisitions par la Chine dans des secteurs clés.