« La communauté internationale doit rester très vigilante pour prévenir et réprimer la montée du néo-militarisme japonais », a déclaré ce 1er juin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Lin Jian a réagit lors d’un point presse quotidien, au rejet par le ministre japonais de la Défense a récemment, lors de la 23e édition du Dialogue de Shangri-La 2026 à Singapour, d’attribuer au Japon l’étiquette de pays « néo-militariste ».
Le ministre de la Défense, Shinjiro Koizumi, a accusé la Chine de manquer de transparence militaire: « la politique étrangère et les activités militaires de la Chine sont des sujets de vive préoccupation pour le Japon et la communauté internationale« , a indiqué ce dernier, ajoutant que « réfléchissez-y. Voilà un pays qui possède un arsenal considérable d’armes nucléaires et de bombardiers stratégiques. Le Japon ne possède aucune de ces armes, et pourtant, on le qualifie de pays prônant un ‘nouveau militarisme’? »
Pour le porte-parole chinois, « les propos du responsable japonais étaient totalement infondés, au vu des faits historiques, des bases juridiques et des chiffres disponibles sur cette question, ajoutant qu’une telle position empêchait le Japon de gagner la confiance de ses voisins asiatiques et de la communauté internationale ».
Joute verbale entre la Chine et le Japon
Shinjiro Koizumi a déclaré que le bilan du Japon depuis la Seconde Guerre mondiale « parle de lui-même », évoquant son respect du droit international et son engagement envers la Charte des Nations Unies, ainsi que ses efforts pour maintenir un « ordre international libre et ouvert ».
En mai, le ministère chinois des Affaires étrangères a appelé les pays d’Asie-Pacifique à la vigilance et à « résister conjointement aux agissements irresponsables du néo-militarisme japonais. De plus, lors lors de la 23e édition du Dialogue de Shangri-La 2026 à Singapour, le représentant de la Chine, le général de division Meng Xiangqing, a critiqué le Japon, assurant que « je doute fortement qu’un pays qui n’a pas complètement éradiqué l’héritage toxique du militarisme soit qualifié pour parler de coopération en matière de défense sur la scène internationale et qu’il puisse gagner la confiance de la communauté internationale, en particulier des pays asiatiques qu’il a jadis envahis ».
Les relations entre le Japon et la Chine ont atteint leur pire niveau depuis des années après que la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a averti en novembre qu’une hypothétique attaque chinoise contre Taïwan pourrait entraîner une riposte militaire japonaise.
D’ailleurs, la Garde côtière chinoise (GCC) a indiqué avoir mené une patrouille d’application de la loi dans les eaux orientales de l’île chinoise de Taiwan le 1er juin, suite à l’annonce unilatérale par le Japon et les Philippines de négociations sur la délimitation maritime dans cette zone. Or la Chine revendique Taïwan comme faisant partie intégrante de son territoire, malgré les objections du gouvernement taïwanais.
Shinjiro Koizumi a déclaré que la transparence découle de la « discussion et du dialogue » et a déploré l’absence du ministre chinois de la Défense à la conférence, tout en insistant sur le fait que le Japon reste ouvert au dialogue. « Nous restons ouverts », a-t-il assuré, réaffirmant l’engagement du Japon en faveur du dialogue avec la Chine et les autres acteurs régionaux afin de promouvoir la stabilité.






