Le ministère chinois des Affaires étrangères a rejeté le 13 février les accusations lancées par des diplomates africains et américains selon lesquelles des africains sont discriminés dans la ville de Guangzhou, dans le cadre des mesures de prévention de lutte contre le Covid-19.

« Les ressortissants de pays d’Afrique ne sont pas discriminés en Chine », a assuré le ministère qui accuse les États-Unis d’essayer d’exploiter la situation pandémique du Covid-19 pour nuire aux relations entre Pékin et les nations africaines.

«Il n’y pas de discrimination contre les frères africains en Chine», a déclaré Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, cité par l’agence de presse Reuters.

Ce dernier a insisté sur le fait que tous les étrangers étaient traités de la même manière. «Il est irresponsable et immoral de la part des États-Unis de semer la discorde. […] Leur tentative de dresser l’Afrique contre la Chine ne réussira pas», a-t-il ajouté.

D’après l’agence de presse Reuters, le consulat américain de Guangzhou a conseillé aux afro-Américains d’éviter la zone métropolitaine de Guangzhou. Il a par ailleurs signalé que les autorités de la ville ont ordonné aux bars et restaurants de ne pas servir les personnes qui «semblent être d’origine africaine», et ont introduit des tests obligatoires et le confinement pour toute personne ayant des «contacts africains».

Face à la polémique, un groupe d’ambassadeurs africains à Beijing a écrit au ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, afin d’attirer son attention sur les discriminations dont des africains qui habitent Guangzhou disent être victimes.