Sélectionner une page

Afrique,Chine - Afrique,CULTURE,MONDE

Chen Zhen, un artiste de génie

Artiste plasticien et décorateur, Chen Zhen est considéré comme « l’un des plus créatifs, des plus originaux, et des plus pertinents de la génération des artistes contemporains chinois de l’après-Mao », par Pierre Haski. Mort à Paris, à l’âge de 45 ans, l’artiste est très prisé à La Réunion, où il a été exposé à trois reprises au Musée Léon-Dierx, pour ses références à la multi-culturalité, caractéristique de l’île.

Une vie d’art et de culture

Chen Zhen

Chen Zhen

Né le 4 octobre 1955 à dans l’ancienne concession française de Shanghai, durant la Révolution culturelle. Ses parents médecins parlaient anglais et français, créant son intérêt pour les liens contrastant entre la philosophie traditionnelle chinoise et la culture occidentale. Lors de ses études à l’Institut théâtral de Shanghai, il se concentre sur le rapport physique de l’œuvre au spectateur.

En 1983, il se rend au Tibet durant trois mois et y découvre l’importance des prières et des « courts-circuits culturels » (Le Figaro, 2007). Trois ans plus tard, il émigre à Paris, où il étudie à l’ENS des Beaux-arts et à l’Institut des hautes études en arts plastiques.

Il se passion pour l’installation, au détriment de la peinture. Ses œuvres se concentrent sur la multi-culturalité. Il réalise alors des installations où la médecine chinoise et ses concepts cosmologiques offrent aux spectateurs de nouvelles perspectives.

Atteint d’une maladie rare et incurable dès l’âge de 215 ans, il décide d’apprendre la médecine traditionnelle chinoise. « La médecine chinoise est, par sa façon de penser et de pratiquer, très proche de l’art », selon Amis et Passionnés du Père Lachaise.

Il reçoit de nombreux prix et bourses, allant d’institutions comme l’Institut des Hautes Études en Arts plastiques de Paris en 1989 à la Fondation Pollock-Krasner de New York en 1998, en passant par le prix de la Biennale 97 Kwangju Biennale en Corée du Sud en 1997, et entre autre 2 prix de la Fondation pour l’art d’Annie Wang Foundation de Hong Kong en 1998 et 1999.

Et le dernier prix, il gagne le Concours des Nations Unies, « Playgrounds & Toys » pour « Refugee Children ». Cette même année, Chen Zhen meurt le 13 décembre à Paris, il est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

Chen Zhen a La Réunion

Arrivée à Paris, Chen Zhen se pose de nombreuses questions sur le mélange des cultures. Son voyage à La Réunion en 1993 et 1996 aura été une révélation. Lors de son premier voyage, en 1993, il présente au musée Léon-Dierx l’exposition « Concession perpétuelle » regroupant des œuvres appartenant au Fonds National d’Art Contemporain, dont « La Stèle/Le Cercueil », installée par l’artiste lui-même.

Invité par François Cheval, conservateur du musée de 1991 à 1996, « il observe, note, rencontre alors les membres de l’association Qi Lin« , selon le site du Conseil Général de La Réunion. Lors d’un repas avec des membres de la communauté chinoise, il se rend compte qu’ils parlent pas chinois. Il décide alors de « reconstituer ce repas chinois« , à travers « La Digestion Perpétuelle ». « Il observe aussi qu’ils se trouvent dans un restaurant chinois, mais assis autour d’une table rectangulaire« , contrairement à la tradition chinoise, où la table est ronde.

"Le repas" - 2010

« Le repas » – 2010

Il reproduira ce repas, en recomposant une table rectangulaire sur laquelle les convives avaient mangé. Puis il demandera aux invités ayant participé au repas d’apporter des objets qui incarnent « un souvenir fort », dont une chaise représentant la place à laquelle ils étaient assis autour de cette table. Les autres objets symbolisent quant à eux la multi-culturalité : entre des vases chinois, une radio d’époque, une balance …

Un enregistrement audio du repas est présenté, sur lequel, Chen Zhen interroge les convives sur le mélange des cultures à La Réunion. « Que signifie la Chine, la notion d’être chinois? » ; « Connaissez-vous la Chine actuelle? » ; « Comment est vécu le métissage de la communauté chinoise? » ; « Quelle est l’importance du temple Guandi pour vous? ». 

La « Digestion perpétuelle » de Chen Zhen sera exposée pour trois fois au Musée Léon-Dierx, en 1996, 2004, et 2010. Cette dernière année, l’exposition sera marquée par la projection du film réalisé par le Centre régional de documentation pédagogique (édité en 2007), retraçant la naissance de l’œuvre et plusieurs reportages sur le travail de Chen Zhen entre 1986 et sa mort en 2000.

Découvrez un site consacré à l’artiste : ADAC Chen Zhen

 

Recevez la Newsletter

Coronavirus (2019-nCoV)

Suivez-moi sur Twitter

Confrontation Chine – Etats-Unis

Coopération Chine – Afrique

Essentiel de l’actu

Votre opinion compte!

Mers de Chine

Dossier explosif entre la Chine et ses voisins asiatiques




Dossier d’Histoire

Africa Wire

%d blogueurs aiment cette page :