China Mobile s’est vu refuser sa licence d’exploitation aux Etats-Unis par l’autorité américaine de régulation des télécommunications, car Washington voit dans la démarche de China Mobile une menace pour la sécurité nationale.

La Commission fédérale des Communications (FCC) doit rejeter la demande déposée par China Mobile en 2011 afin de proposer des services de télécommunication entre les Etats-Unis et d’autres pays, indique l’Administration nationale des télécommunications et de l’information (NTIA) sur son site internet.

David Redl, secrétaire adjoint aux communications et à l’information du département du Commerce, dont la NTIA fait partie, a indiqué aux médias qu’à «l’issue d’un long examen avec China Mobile, les inquiétudes concernant les risques accrus en matière de respect du droit américain et des intérêts de la sécurité nationale n’ont pu être levées».

Dans sa recommandation, la NTIA a expliqué dans sa recommandation qu’une «grande partie sur le bilan des activités de renseignement et d’espionnage économique de la Chine ciblant les Etats-Unis, ainsi que sur la taille et les ressources techniques et financières de China Mobile».

Premier opérateur téléphonique mondial avec 899 millions de clients, China Mobile est détenu à 73% par une société publique chinoise. Raison pour laquelle, la NTIA a assuré que l’opérateur est «assujetti à l’exploitation, l’influence et le contrôle du gouvernement chinois».

Pour cette institution, la demande de China Mobile comporte «des risques importants et inacceptables pour la sécurité nationale et l’application de la loi dans l’environnement de sécurité nationale actuel».

Or d’après Ramakrishna Maruvada, analyste chez Daiwa Securities, cette décision a un impact «très minime» sur les activités de l’opérateur, car le groupe tire la plupart de ses revenus du marché intérieur.