Seconde économie du monde, avec une progression de 11,1% en glissement annuel, et une hausse du PIB prévue de 9%, pour l’année 2010, la Chine est devenue un allié incontournable.

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Zhang Guobin, Paul Vergès et Nassimah Dindar

Les relations sino-réunionnaises se sont surtout intensifiées dès 2003, avec la mise en place d’une coopération économique, culturelle, et sportive. Le gouvernement chinois a d’ailleurs choisit La Réunion, pour y installer son troisième consulat (Marseille et Strasbourg).

Et l’intensification des échanges sur le plan sportif, a conduit les équipes nationales de Football, de Handball, à venir disputer d’importants match sur notre île.

Une coopération gagnant-gagnant

La Réunion jouit d’une position enviable. Au cœur de l’Océan Indien, proche de l’Asie (Inde, Chine), et de l’Afrique (Madagascar, Afrique du Sud, Mozambique, …), le statut européen de La Réunion, offre à la Chine, un accès au marché communautaire sans droit de douane, et permettant aux produits Made in China de faire leurs places à La Réunion et ses alentours, comme Mayotte.

Des facilités de financement des investissements et des technologies ont permit à la Chine d’intégrer certains marchés d’Afrique Australe, encore réticents, et des pays de l’Océan Indien, comme les Seychelles, Maurice, où les échanges commencent à s’engager durablement.

Cette position est officialisée par le gouvernement, à Tianjin en 2003, en expliquant que « La Réunion placée au coeur de l’océan Indien, au carrefour entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie, permet de développer des partenariats mutuels avantageux, notamment parce que La Réunion, possède le statut de Région Ultrapériphériques de l’Union Européenne, et en terme de co-développement, elle permet à la Chine de développer des échanges avec les pays de la zonee.

Tianjin, est donc devenu l’un des acteurs majeur du co-développement entre La Réunion, et la Chine. En 2003, la Région Réunion, présidé par Paul Vergès, et le maire de Tianjin, Dai Xianglong ont signé une convention cadre déterminant la mise en oeuvre du partenariat.

Cette convention établit des « relations d’échanges durables fondées sur la valorisation des atouts propres à chacun des territoires, dans l’esprit du co-développement, conformément aux différents éléments de discussion et actes signifiant le rapprochement entre les deux parties« .

Cette convention acte aussi les échanges bilatéraux, et vont permettre à l’avenir aux deux parties de se développer l’un avec l’autre, et dans le « respect mutuel ». Le gagnant-gagnant a permit depuis à La Réunion de développer ses atouts en Chine.

Mais aussi de promouvoir l’apprentissage du mandarin, de soutenir des programmes d’échanges mis en œuvre par les lycées Réunionnais, d’appuyer les stages et expériences de mobilité, et d’aider les projets portés par le réseau associatif chinois. Quant à la Chine, elle a pu échanger avec des pays voisins, comme Maurice, les Seychelles, le Mozambique, l’Afrique du Sud, entre autres.

Des visites officielles qui en disent long

Sur le plan diplomatique, cela passe par la visite de l’ambassadeur de Chine à Paris, Kong Quan, ainsi que la venue d’entrepreneurs chinois en 2002 et 2003. L’ambassadeur avait alors tenu à rappeler l’histoire des échanges bilatéraux, et appelé au renforcement de la coopération entre les deux parties.

Par la suite, le n°4 du gouvernement chinois, Jia Qinglin, président de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), est venu à La Réunion, pour une visite de courtoisie, qui en dit long sur l’importance que prend La Réunion dans la région, mais aussi pour l’Empire du milieu.

Les thèmes majeurs de cette relation sont économique (industrie, tourisme, services) et commercial, scientifique et technologique, culturel, formatif, et éducatif, sportif, ainsi que dans les domaines des loisirs, de l’aménagement et du développement urbains, de la recherche et du développement, et de l’environnement.

shanghaimLa Région Réunion a d’ailleurs eu une vitrine en Chine, en participant au Chinese International Tourism Market de Shanghai, en novembre 2006. L’objectif était alors d’attirer les touristes chinois dans l’île.

De plus, la création de la société SR21 a permit des missions ponctuelles dans le cadre d’accompagnements d’entreprises Réunionnaises en Chine. Parmi ces entreprises, trois d’entres elles, ont participé au Forum PME UE-Chine à Chengdu dans le domaine de l’environnement, des TIC, de l’agro-alimentaire et des matériaux de construction, en 2007.

Paul Vergès expliquait dans une lettre adressée à Léon Bertrand, Ministre de l’Intérieur et du Ministre délégué au Tourisme, en 2004, que La Réunion devait accéder au statut de Destination Touristique Agréée (DTA) en Chine, ce qui est désormais le cas.

L’ancien président de la Région expliquait que « sur le plan touristique les potentialités d’échanges avec la Chine sont considérables. Les projections prévoient en effet à l’horizon 2020 un flux de 100 millions de touristes entre l’Europe et la Chine« .

La Région a depuis 2003 eu de très bons rapports avec la Région, et les acteurs de l’économie Réunionnaise, il est important aujourd’hui, au moment où La Réunion vit un grave crise économique et sociale, qu’elle garde ses alliés. Et tout particulièrement, la Chine, qui connait une croissance en hausse, et est devenue la troisième puissance mondiale et la seconde économie du monde.