L’entreprise publique chinoise Sinoma International Engineering Co. va lancer en mai des travaux de construction d’une cimenterie de 1 milliard de dollar (913 millions d’euros), dont le ciment sera exporté via l’Océan Indien.

La cimenterie sera localisée sur la côte de l’Océan Indien, et desservira en priorité les marchés voisins, tels que la République démocratique du Congo (RDC), l’Ouganda et le Soudan.

« Environ 70% de la production de ciment sera exportée et le reste sera commercialisé sur le marché local. Sinoma construira également un wharf au port de Tanga afin de faciliter les exportations de l’usine« , a indiqué le premier ministre tanzanien Kassim Majaliwa.

Ce dernier a indiqué que « le geste des investisseurs chinois est recommandé, car il a pour but de répondre à la demande de ciment du pays, et de rendre les produits disponibles à un prix relativement bas », lors de la présentation des représentants de Sinoma et Hengya Cement Ltd, le commissaire régional de Tanga, Martin Shigella, et des représentants du Centre d’investissement de la Tanzanie (TIC).

Kassim Majaliwa espère que cette construction servira de « catalyseur au plan d’industrialisation de la Tanzanie et accélérera le développement socio-économique du pays ». De son côté, le président de Sinoma Company, Peng Jianxin, a déclaré que l’investissement serait mis en œuvre en deux phases, lors de la première phase environ un milliard de dollars seront investis.

« Nous utiliserons l’Océan Indien pour exporter le ciment produit vers la Somalie, le Kenya et le Mozambique. Nous prévoyons également de l’exporter vers le Soudan, la République démocratique du Congo et l’Ouganda« , a expliqué l’investisseur chinois.

Aucun détail n’a été donné sur la capacité de production de la nouvelle usine, bien que le pays produit chaque année environ 7 millions de tonnes de ciment dans un contexte où la demande locale progresse annuellement de 10%.

Celle-ci devra affronter une concurrence bien installée sur ce marché du nigérian Dangote Cement, du kenyan ARM Cement et des filiales locales de l’allemand Heidelberg Cement et du français, Lafarge.