Les scientifiques du Projet d’exploration lunaire ont annoncé le lancement de la sonde lunaire Chang’e-5 en 2017, qui collectera et ramènera des échantillons de roches lunaires.

Ouyang Ziyuan, scientifique en chef du projet, a indiqué que ce lancement représentait la 3ème étape du projet d’exploration lunaire du pays, visant à analyser la structure et la composition des échantillons collectés, afin d’approfondir l’étude de la formation et de l’évolution de la Lune.

« Nous nommes prêts. Chaque laboratoire est prêt, » a expliqué ce dernier, ajoutant qu’une « fois les échantillons ramenés, nous pourrons immédiatement commencer nos analyses ». Cette mission est également le moyen pour le gouvernement et les scientifiques de mettre en évidence l’évolution technologique du pays, dans le domaine spatial.

Ouyang Ziyuan a souligné que le lancement de Chang’e-4 (image de Une), copie de Chang’e-3, se fera fin 2018. Il se posera sur la face cachée de la Lune, pour y déposer un rover, qui devrait être le 1er engin humain à atterrir.

Il s’agira d’une première dans l’histoire de l’épopée lunaire, car aucun pays n’a encore fait atterrir d’appareils sur la face cachée de la Lune. En d’autres termes, la Chine souhaite aller là où aucun homme, ni vaisseau ne s’est encore rendu.

Ces deux étapes préparent l’ambition de Beijing d’envoyer un homme sur la Lune d’ici 2036. Selon le vice-commandant du programme spatial chinois pour les missions habitées, le général Zhang Yulin, le pays va « mettre à profit les 15 à 20 prochaines années pour accomplir ses objectifs en matière d’exploration lunaire et jouer un rôle majeur au nom du peuple chinois dans l’utilisation de l’espace ».

Le chercheur Pang Zhihao de l’Académie chinoise de technologie spatiale, a expliqué au China Daily, que son pays doit pour cela mettre au point un lanceur lourd, un vaisseau spatial habité et une combinaison pour ses spationautes.