Un responsable sud-coréen a annoncé qu’au cours du mois de mars, des avions de combat russes et chinois avaient pénétré, sans préavis, dans la zone d’identification de défense aérienne de la Corée du Sud (KADIZ).

Ce passage est arrivé juste avant le lancement d’un missile à longue portée (ICBM) de la Corée du Nord, a déclaré un officiel de Séoul.

Deux appareils russes ont survolé la KADIZ le 24 mars, incitant l’armée de l’air sud-coréenne à envoyer ses avions de combat sur les lieux pour prévenir leur approche vers l’espace aérien du pays, selon l’officiel cité par l’agence de presse Yonhap.

L’incident est survenu seulement quelques heures avant que Pyongyang a procédé à un tir d’essai d’un ICBM vers la mer de l’Est. Ce lancement a mis fin au moratoire auto-imposé sur les tests de missiles à longue portée qui était en place depuis fin 2017.

Les avions de combat russes sont entrés dans le nord-ouest de la KADIZ, au-dessus de l’île d’Ulleung dans la mer de l’Est, à environ 11h et ont volé environ 30 minutes. Le 23 mars, un avion militaire chinois a également pénétré dans la zone proche d’Ieodo, un rocher submergé au sud de l’île de Jeju.

L’officiel a indiqué que dans cette région les zones d’identification de défense aérienne de la Corée du Sud et de la Chine se chevauchent. Selon Yonhap, la zone de défense aérienne n’est pas un espace aérien territorial, mais une zone délimitée pour identifier les avions étrangers afin d’éviter des affrontements accidentels.