La Banque populaire de Chine a imposé une amende de 4,27 millions de yuans (632 000 $) à Beijing Didi Payment Technology, l’unité de paiements numériques de la société de transport par taxi Didi Global, pour une douzaine de violations, selon le quotidien The Paper, citant la banque centrale.

Cette sanction administrative, datée du 8 juillet, a été décidé après la découverte de 12 types de violations commises par Didi Payment, notamment le téléchargement d’informations erronées sur les transactions et l’incapacité à appliquer strictement les exigences du système de nom réel pour l’identité des clients, entre autres.

La Banque populaire de Chine a également infligé des amendes aux anciens directeurs généraux Chen Xi et Jiao Yang pour leur incapacité à remédier aux violations, selon The Paper. La société Didi compte Softbank Group, Alibaba Group et Tencent Holdings parmi ses investisseurs.

Dans le même temps, Pékin s’apprête à mettre un terme à ses poursuites visant Didi et compte lui infliger plus d’un milliard de dollars d’amende. Le champion du VTC voit la bout du rouleau, selon le quotidien The Wall Street Journal, mais il s’agit surtout d’un signe d’apaisement de la part des autorités chinoises contre le secteur de la tech.

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Les géants du numérique sont depuis 2020 sous pression des autorités, qui multiplient les coups contre les puissantes entreprises de l’internet, mises à l’amende pour des questions de concurrence et de données personnelles.

En dépit de la confrontation entre la Chine et les Etats-Unis, le chinois Didi, qui domine dans le marché chinois de la réservation de voitures, avait maintenu une levée de fonds aux Etats-Unis en juin 2021.

Le gouvernement avait alors déclenché dans la foulée une enquête administrative contre Didi, en lien avec sa collecte de données personnelles. L’enquête contre Didi devrait se solder par une amende de plus d’un milliard de dollars (976 millions d’euros), écrit mardi le Wall Street Journal.

Le montant représente 4% de son chiffre d’affaires de 2021. Une fois l’amende payée, l’appli Didi sera accessible à de nouveaux utilisateurs, a affirmé le quotidien américain, sans citer de sources.

En 2021, suite à l’enquête administrative, les autorités chinoises avaient interdit le téléchargement de l’application mais les premiers utilisateurs de l’application pouvaient malgré tout toujours l’utiliser.

Suite aux annonces des autorités, Didi avait signalé en décembre 2021 son retrait précipité de la Bourse de New York, après seulement cinq mois de cotation. Didi n’a pas répondu aux demandes de commentaires de l’Agence France Presse.

Pour le quotidien américain, The Wall Street Journal, l’amende et la fin de l’enquête administrative sont un signal positif pour les géants de la tech, malmenés par les régulateurs et nouvelles législations instaurées depuis près de deux ans.