Le président américain Donald Trump a annoncé le 5 mai une hausse des droits de douane sur 200 milliards de dollars (170 mds €) de produits chinois.

Cette décision intervient quelques jours avant la tenue de nouvelles négociations à Washington, considérées comme ultimes avant la signature d’un accord ou la reprise de la guerre commerciale.

En réaction à l’annonce de Donald Trump, le gouvernement chinois envisagerait d’annuler les négociations qui devaient reprendre le 8 mai, a indiqué le quotidien The Wall Street Journal (WSJ).

La décision d’annuler ou de maintenir les négociations dépend du vice-Premier ministre Liu He, selon le WSJ. Or pour l’heure, le principal négociateur chinois se rend à Washington comme prévu. Les responsables chinois avaient l’an dernier refusé de discuter avec Washington avec « un pistolet sur la tempe ».

Donald Trump a de nouveau menacé de taxer des droits de douane pour contraindre la Chine à accepter les exigences américaines. Pour accroître la pression, il s’est de nouveau dit prêt le 5 mai à taxer la totalité des exportations chinoises vers les Etats-Unis (539,5 milliards de dollars en 2018) s’il n’obtenait pas d’accord.

« Pendant 10 mois, la Chine a payé des droits de douane aux Etats-Unis à hauteur de 25% sur 50 milliards de dollars de (biens) technologiques, et 10% sur 200 milliards de dollars d’autres biens », a écrit le président américain sur Twitter.

« Les 10% vont être relevés à 25% vendredi », a-t-il annoncé, justifiant cette mesure par le fait que les négociations n’avançaient pas assez vite.

Le président américain avait décidé début décembre de suspendre l’augmentation de ces tarifs douaniers en raison de la reprise des discussions commerciales. « L’accord commercial avec la Chine avance, mais trop lentement, alors que (les Chinois) tentent de renégocier. Non! », a tempêté Donald Trump sur Twitter.

Cependant si les prochaines négociations ont lieu, elles pourraient soit conduire Donald Trump à annoncer un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping pour signer un traité commercial à la portée potentiellement historique, soit la guerre commerciale pourrait repartir de plus belle.