Le vendredi 16 février 2018, la communauté chinoise de Maurice célèbre la Fête du Printemps (Chun Jie), c’est-à-dire le Nouvel An chinois. Cette nouvelle année est placée sous le signe zodiacal du Chien ayant pour élément, la Terre. Ainsi l’année 2017 qui prend fin le jeudi 15 février termine celle du Coq ayant pour élément le Feu.

Au crépitement des pétards annonçant le premier jour de la nouvelle lune de la nouvelle année, les Mauriciens de culture chinoise, comme les 1,4 milliards de Chinois de l’Empire du Milieu, et ceux de la diaspora chinoise éparpillée aux quatre coins du monde, accueillent avec pompe la nouvelle année du Chien de Terre.

A cette occasion ils échangent le traditionnel message d’espoir et de joie: kung shi fat choy ! (bonheur et prospérité). Les Chinois débutent la nouvelle année en se rendant aux petites heures du matin ou à l’aube à la pagode pour offrir des bâtonnets d’encens et des cierges en guise de remerciement à Dieu et aux ancêtres disparus pour l’année qui s’achevée et prient pour que la nouvelle année soit aussi propice sinon meilleure que l’année écoulée. Ce geste est suivi par la distribution des foung paos (enveloppes rouges) contenant des billets de banque aux descendants et aux ascendants qui ne travaillent pas et aux enfants.

Le Nouvel An chinois fêté sans interruption depuis 4 655 ans

L’année 2018 marque le début de la 4 697ème année du calendrier lunaire chinois, un calendrier observé par les Chinois sans interruption 60 ans avant son introduction en l’an 2637 avant Jésus-Christ, sous le règne de Huangdi (l’Empereur Jaune) de la première dynastie recensée des Xia, un personnage mythique de l’antiquité chinoise.

Selon le livre de Confucius, Les Mémoires sur les Rites, c’est Tao Nao, un savant de l’antiquité chinoise, qui eut l’idée de recommander ce calendrier lunaire à son empereur. Il observa les propriétés des cinq éléments de la création dans l’ordre: l’Eau, le Bois, le Feu, la Terre et le Métal et calcula les mouvements des étoiles afin de nommer le jour.

C’est ainsi que plus tard on a introduit le Cycle de Cathay en 2 637 avant Jésus Christ, un cycle de 60 que l’on obtient en multipliant les douze signes du zodiaque chinois (le Rat, le Bœuf ou le Bufle, le Tigre, le Lièvre ou le Lapin ou encore le Chat pour les Vietnamiens, le Dragon, le Serpent, le Cheval, la Chèvre ou la Brebis, le Singe, le Coq, le Chien et le Cochon ou le Sanglier, par ordre de leur arrivée devant le Bouddha mourant qui leur attribua à chacun une année) en adjoignant les cinq troncs terrestres qui sont les cinq éléments de la création.

La Fête du Printemps a un fondement agricole

Ainsi l’année 2018 est la onzième année du 78ème cycle de 60 ans, l’Année du Chien de Terre. Un nouveau cycle de 60 ans commencera dans exactement 21 ans, soit en l’an 2039.Au début du XXeme siècle, soit après la première Révolution chinoise du 10 Octobre 1911, qui renversa la dynastie mandchoue des Qing (1644 à 1911), la Chine a adopté le calendrier solaire. Ainsi le Nouvel An du calendrier lunaire a été rebaptisé la Fête du Printemps. En effet, l’agriculture était très développée dans la Chine antique.

L’origine de la Fête du Printemps est probablement associée à la production agricole. Au début d’une nouvelle année, on rendit grâce au ciel et à la terre nourricière et hommage aux ancêtres et on se souhaita de bonnes récoltes et du bonheur pour l’année à venir. En même temps, ce fut une bonne occasion de distraction pour les paysans.

Comme l’année solaire, l’année lunaire compte également 12 mois à la seule différence que certains mois comptent 29 jours et d’autres 30. Elle se trouve donc de 12 jours en moins que l’année solaire qui elle détermine les quatre saisons: le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. Ainsi l’année lunaire peut contenir soit 12 soit 13 pleines lunes.

Pour aligner l’année lunaire sur l’année solaire tous les 30 mois les Chinois adjoignent un mois intercalaire, un 13eme mois. C’est ainsi qu’a vu le jour le calendrier lunaire chinois. Ainsi chaque période de 19 ans comprend 7 années de 13 mois et 12 années de 12 mois. Le plus souvent soit le 4eme, soit le 5eme mois se répète, car on y intercale un 13eme mois.

Donc l’année lunaire et l’année solaire se coïncident au bout d’un cycle de 19 ans. Les Chinois fêtent leur nouvel an aussitôt que le soleil entre dans le 11eme signe du zodiaque solaire, connu en Chine comme étant celui du Chien et en Occident comme celui du Verseau. C’est pour cette raison que le Nouvel An chinois ne peut commencer plus tôt que le 21 janvier et plus tard le 20 février, si l’on suit le calendrier grégorien. L’an dernier l’Année du Coq de Feu a été célébrée le 28 janvier 2017.

Pas de Nouvel An Chinois sans le repas traditionnel de la veille

Centre culture chinois de Maurice

Pour 2018, le Nouvel An chinois tombe un vendredi, décrété jour férie, cela arrange la majorité des Sino-Mauriciens pour commencer la fête dès jeudi après-midi et faire le pont de pouvoir festoyer en famille. En République populaire de Chine la vie économique roule au ralenti pendant presque deux semaines, dont 7 jours fériés jusqu’à la Fête des Lanternes (Yuan Xiao Jie), le 15ème jour du premier mois lunaire.

Les Chinois en profitent pour voyager d’un bout de la Chine à un autre pour visiter les parents éloignés de leurs enfants pour cause de mobilité sociale. Nos compatriotes chinois, qui ont des enfants étudiant à l’étranger ou des parents qui s’y sont installés, regagnent en grand nombre le pays pour ne pas rater le traditionnel dîner familial de la veille. Ainsi quelle que soit la distance qui les sépare, ils s’arrangent pour se retrouver en famille ainsi réunie entre adultes, jeunes et moins jeunes, autour d’une table ronde qui symbole, elle, la famille.

Déjà la semaine précédant le Nouvel An Chinois les préparatifs allaient bon train au sein de nombreuses familles chinoises pour accueillir la nouvelle année du Chien de Terre par de grands nettoyages de la maison et s’approvisionner en produits chinois de luxe pas toujours accessibles pour toutes les bourses tout le long de l’année, comme l’abalone, l’holothurie (concombre de mer ou bambara en créole), l’aileron de requin, la moule, la coquille St Jacques et le calamar séchés entre autres. Pour le repas traditionnel on mange des mets spécialement préparés à cette occasion et composés principalement de trois vies , bête à 2 pattes, le poulet, bête à quatre pattes, du porc, et des fruits de mer, des œufs de cent ans communément appelés “pitan” et des champignons.

Pourquoi mange-t-on de tels mets? Dans la tradition chinoise, poulet, porc, œuf, champignon et holothurie sont des mots homophones. Ils ont la même prononciation que les mots bonheur, joie et prospérité et à ce titre, ils symbolisent l’abondance. Ainsi consommer du poulet, qui symbolise le phénix naissant de ses cendres, témoigne du renouveau de la vie, alors que les œufs de cent ans deviennent des lingots d’or et les champignons se transforment en chances. C’est pourquoi les Chinois sont convaincus qu’après avoir mangé de tels mets, la chance est de leurs côtés et c’est une raison de plus pour aller tenter leur chance aux casinos pour décrocher le baraka.

Après le diner traditionnel les jeunes vont continuer la soirée en boîtes de nuit. D’autres se réunissent entre amis et parents autour d’une table pour jouer au black jack, au poker, au Van Lak ou encore au mahjong (dominos chinois) jusqu’à l’arrivée de la nouvelle année qu’on accueille avec de pétarade. Autrefois tout le monde restait éveillé jusqu’aux petites heures du matin en prenant soin de laisser la maison éclairée pour faire entrer la prospérité.

Autrefois, autres mœurs ! Maintenant le modernisme gagne les jeunes Sino-Mauriciens. Même s’ils sont présents pour le repas traditionnel de la veille, ils préfèrent réveillonner entre amis ou encore passer quelque jours au bord de la mer, en louant soit un bungalow ou en séjournant dans un hôtel du littoral. Entre la Fête du Printemps et la Fête des Lanternes, les hôtels affichent complets.

On est loin du temps, quand les Chinois de la première et la deuxième générations se retrouvaient en famille pour des parties de van lak et profitaient de retrouvailles entre ascendants et descendants pour se délecter des amuse-gueules comme les nougats de pistache et de graines de sésame, des chipeks, des graines de melon d’eau séchées (sequoa yin), des gâteaux cravate et la cire accompagnés du thé au jasmin et cela, dans l’attente de l’année nouvelle. L’année arrive.

A minuit pile, on fait éclater les pétards en signe de joie pour accueillir la nouvelle année et allumer des bâtonnets d’encens pour accueillir le Dieu du Foyer et celui de la Cuisine plus connu sous le nom de Chao Sen.. A la Pagode de Heen Foh Foye Kwon, rue Joseph Rivière, il y a un autel où trône la divinité Chao Sen. Et le jour du nouvel an chinois des fidèles y ont pour allumer des cierges et faire des offrandes composées de friandises et de confiserie et de fruits. Dans la tradition chinoise, la cuisine revêt une importance capitale. C’est tout un art. Aussi il est important de bien manger. En rendant hommage à Chao Sen, on souhaite avoir de la bonne nourriture à sa table tout le long de l’année

Le culte des ancêtres reconnu par l’Eglise Catholique

Depuis plus de quatre décennies la Cathédrale St Louis accueille le jour du Nouvel An Chinois une messe d’action de grâce à laquelle assistent bon nombre des Sino-Mauriciens, comme la majorité de la communauté chinoise du pays est de foi catholique. La messe prend fin par une cérémonie du culte aux ancêtres se déroule dans le chœur même de la cathédrale. Autrefois l’Eglise Catholique considérait ce culte d’adoration comme un trait du paganisme.

Mais depuis le Concile de Vatican II le diocèse l’a accepté. Autrefois, il était de coutume que le diocèse de Port Louis accordait une dispense spéciale à nos compatriotes chinois à l’occasion du Nouvel An chinois quand cette fête tombait en plein Carême des Chrétiens. Ainsi ils pouvaient se dispenser de faire l’abstinence si le Nouvel an chinois tombait un vendredi pendant le Carême ou encore un Mercredi des Cendres et de faire bombance.

Pagode Kwan Tee

Chaque année le jour de la Fête du Printemps deux cérémonies similaires sont organisées à une demi heure d’intervalle, l’une aux Salines, à la Pagode Kwan Tee, la plus vieille pagode de l’hémisphère sud dont on a célébré le 175ème anniversaire le samedi 21 janvier 2017, et l’autre, au Chung Shan Hall, au Chinatown de Port Louis. Y sont présentes des personnalités politiques du pays.

Et tradition oblige, le nouvel An Chinois se termine en apothéose par un spectacle culturel retransmis en direct par la MBC/Tv et organisé par une association ad hoc des sociétés chinoises de Maurice sous le haut patronage du ministère des Arts et de la Culture. Toutefois la Fête du Printemps ne se termine que deux semaines après avoir commencé le jour du Nouvel An Chinois par la célébration de la Fête des Lanternes qui, elle, clôture les deux semaines de festivité. La Fête des Lanternes est parfois célébrée par un défilé des lions et du dragon chinois dans les rues de Chinatown, comme c’est le cas pour la Fête du Printemps.

Depuis ces quatre dernières années comme il y a eu une émigration massive des Sino-Mauriciens vers les basses Plaines Wilhems, particulièrement dans les régions de Mare Gravier, Coromandel, Morcellement Montréal, Belle Etoile et Roche Brunes, la Municipalité de Beau-Bassin/ Rose-Hill convie les habitants de Villes Soeurs à un spectacle culturel dans le Jardin du Plaza à l’occasion de la Fête des Lanternes. Au programme défilé du dragon et des lions de la Place Cardinal Margéot au Plaza, vente des gâteaux et de confiserie chinois suivi par un spectacle de deux heures.

Sauf cette année, comme je suis en vacance à Toronto, au Canada, je n’ai pu faire partie du comité d’organisation. Cette année cette Fête aura lieu le samedi 24 février. Au programme un défilé du dragon et des lions chinois par les athlètes de l’Attila cultural Group à partir du 17 de la Place Raymond Chasle au jardin du Plaza, A 18 heures y est prévu un spectacle culturel de 2 heures avec des artistes de Villes Soeurs, du Centre Culturel chinois (CCC),d’ Alumni Youth Association et de Namshun Fooye Kwon. .Cette manifestation culturelle est une initiative de la mairie de Beau-Bassin/ Rose-Hill en collaboration avec un club du 3eme Age de Mare Gravier, la Ping On Senior Citizens’ Association .

Avant de conclure, je pense qu’il est intéressant de rappeler à nos jeunes le symbolisme de la Fête du Printemps et du Nouvel An Chinois. Si aujourd’hui toute la population mauricienne connaît ces deux fêtes du calendrier chinois, c’est un peu grâce aux médias et en raison de leur aspect purement commercial qui dépasse le cadre typiquement chinois. Grâce à la politique d’inter-culturalité prônée par l’Etat, le Nouvel An chinois, tout comme les trois autres fêtes nationales que sont Divali, Eid-ul-Fitr et Noël, est devenu une occasion pour la communauté des commerçants de tout célébrer au nom de la fée publicité!

Décoration traditionnelle

Aujourd’hui chaque Mauricien, quelque soit son origine, peut se procurer des gâteaux la cire et cravate et des sipeks, entre autres, dans les supes-marchés, comme c’est aussi le cas pour les friandises indiennes comme ladoo, mawa-samoussa, goulapjamoune, à l’occasion de la Fête de Divali. Les friandises chinoises sont aujourd’hui confectionnées sur une base commerciale par des Chinoises qui ont épousé des Mauriciens d’origine chinoise, comme pour perpétuer la tradition chinoise. Cela a son avantage d’épargner aux ménagères chinoises la corvée d’avoir à les confectionner elles-mêmes à l’approche de la fête. Le gâteau La Cire demande toute une réparation, au moins 9 heures de cuisson au bain-marie!

Du temps que j’étais gosse, il fallait attendre uniquement à l’occasion du Nouvel An chinois pour pouvoir manger le gâteau la cire et autres sipeks. A l’époque dans chaque famille chinoise on confectionnait soi-même ses propres sipeks, gâteaux la cire, gâteaux cravate et crabe, etc., pour accueillir ses amis, parents et connaissances pendant le Nouvel An chinois et en offrir aussi à ses voisins dans un esprit de partage et d’amitié.

La cérémonie de Van Fook à la pagode

Enfin on notera par ailleurs que le Nouvel An chinois se prépare deux semaines à l’avance. Avant le dernier weekend précédant la Fête du Printemps dans presque dans chaque famille chinoise, on a déjà célébré la cérémonie de Van Fook à la pagode où se trouvent les tablettes des ancêtres disparus. Cette cérémonie est une occasion pour rendre hommage à ces derniers en leur demandant grâce et de veiller sur leurs descendants.

A cette occasion, on y apporte du vin, du poulet et du porc bouillis ou des saucisses chinoises, du calamar séché ou du poisson frit, sans compter le traditionnel Thiam Pan (gâteau la cire). A la fin de la cérémonie, on fait brûler du papier-monnaie pour les ancêtres disparus. Par la suite, la veille du Nouvel An chinois au matin, on fait une autre cérémonie pour rendre hommage cette fois-ci aux Dieux du Ciel et de la Terre. La cérémonie se termine par la distribution des friandises aux amis, voisins et connaissances. Avec les produits des offrandes, on prépare dans l’après-midi des plats pour le repas familial traditionnel.

Le jour de l’an dans certaines familles chinoises traditionnelles (il en reste que très peu avec la disparition des Sino-Mauriciens de la première et la deuxième générations). on ne cuisine pas, on mange que du réchauffé, soit tout ce qui reste du repas traditionnel de la veille. Dans certaines familles chinoises issues de la deuxième génération très peu d’entre elles on observent l’abstinence. Cette tradition a plus ou moins disparu du paysage culturel mauricien.

Autrefois on observait scrupuleusement les rites et coutumes à l’occasion du Nouvel An chinois. Par exemple on évitait de toucher aux ciseaux, aux couteaux et aux aiguilles qui symbolisent l’interruption ou une menace au fil conducteur de la vie. On évitait aussi de balayer devant sa porte et d’enlever le résidu rouge laissé par les éclats des pétards de crainte d’épousseter le bonheur et la bonne fortune. On rendait surtout visite aux ascendants pour leur souhaiter bonne année et recevoir des « fong paos ». On évitait aussi d’aller au bord de la mer. Le jour de l’an les filles mariées ne se rendaient jamais chez leurs parents. Elles devaient attendre le deuxième jour de l’an pour le faire. Pour le repas traditionnel les filles mariées dinaient avec les parents de leurs époux, c’était la tradition. Maintenant on la respecte de moins en moins.

Les Chinois de la nouvelle génération sont moins conscients du symbolisme de la fête. Moi-même du temps que j’étais gosse, je tenais compagnie à mes grands parents maternels chez qui j’habitais, avec mes oncles et tantes non encore mariés à l’époque et tout le monde attendait l’heure du Thiap Sin, c’est à dire l’heure propice pour faire éclater les pétards et brûler des bâtonnets d’encens et faire des offrandes au Dieu du Foyer. C’est à ce moment qu’on servait à tout le monde resté éveillé une purée à base de graines de lotus, du riz, de » zambéric » et des jujubes séchées.

Le Nouvel An Chinois à Toronto, cité cosmopolite

Pour rappel c’est la première fois que je passe le Nouvel An chinois hors de Maurice et ici à Toronto. Pour le Nouvel An chinois une ambiance de fête règne déjà au centre ville principalement dans certains quartiers commerciaux et au Chinatown. Il existe une importante communauté chinoise à Toronto et dans ses proches banlieues comme les municipalités de Scarborough, Markham et Richmond Hill où il y existe une importante communauté chinoise.

Timbre canadien de l’année du Chien

Je me suis renseigné: sur une population de quelque 35 millions d’habitants, le Canada possède une population chinoise qui représente environ 6%, soit environ 1,9 millions. comparée à la population musulmane qui tourne elle autour de 3,5%. La ville de Markham est constituée à plus 50% de Canadiens d’origine chinoise, Scarborough et Richmond Hill ont attiré ces derniers temps , comme la cité côtière de Vancouver dans la province de la Colombie britannique sur la côte du Pacifique, des dizaines de milliers d’expatriés chinois, riches de surcroît, venus principalement de la République populaire de Chine, et d’autres pays de l’Asie du Sud-est où il y a une importante diaspora chinoise pour ne citer entre autres : Malaisie, la Thaïlande, .les Philippines, l’Indonésie, le Singapour et la république de Taïwan.

Même s’il est interdit de faire éclater les pétards, l’ambiance du Nouvel An chinois est visible en cette vieille du Nouvel An chinois quand les boutiques chinoises du Chinatown regorgées des produits chinois sont prises d’assaut par une foule des Canadiens d’origine chinoise pour compléter leurs achats du Nouvel An Chinois, entre autres confiserie et pâtisserie chinoises, objets de décoration pour accueillir la nouvelle année du Chien de Terre., des conserves importées de Chine. des liqueurs et des oeufs de 100 ans.

Jour de rappel et du renouveau, le Nouvel An chinois c’est aussi un jour de partage qui est symbolisé par la distribution du gâteau la cire aux amis et connaissances. C’est une façon non seulement pour nos compatriotes chinois d’affirmer l’unité de la cellule familiale, mais également celle que constitue notre Nation arc-en-ciel mauricienne

Kung Shi Fat Choy à tous nos compatriotes !