Le gouvernement chinois a pris des mesures drastiques pour éviter que ses ressortissants ne détruise pas l’écosystème de l’Antarctique.

Chaque année, près de 45 000 touristes chinois posent le pied sur le continent blanc, ce qui a engendré d’importants dégâts écologiques et notamment pour la population manchot. Face à l’afflux de touriste, les autorités se sont senties obligé d’établir quelques règles à leur attention : « ne pas chasser, ne pas laisser ses déchets au sol, ne pas toucher ou nourrir les manchots ».

Cette directive a été mise en place le 8 février 2018 pour sauver la faune et la flore du continent austral. Pour visiter les centres de recherche, les glaciers et voir de plus près les manchots, les touristes chinois doivent débourser près de 100 000 yuans (environ 13 000 euros).

En septembre 2017, le directeur de l’Administration chinoise de l’Arctique et l’Antarctique, Qin Weijia, a admit que la Chine était l’un des quatre pays signataire du traité sur l’Antarctique – avec l’Inde, la Pologne et l’Équateur – à n’avoir pas établi de règles concernant l’attitude de ses touristes sur le continent blanc.

Chose faite, désormais  si les mesures en question ne sont pas respectées, le touriste en faute sera banni d’Antarctique pendant trois ans. Des inspecteurs sont mobilisés sur place pour veiller à la bonne application de cette règle.

Malgré cela, l’état environnemental de l’Antarctique reste considérablement menacé par le tourisme. Entre les bateaux et leurs carburants et les avions et leurs désagréments, la pollution touche le continent et surtout les animaux présents.

Il a été constaté une augmentation du taux de mortalité de 60 % chez les manchots sur la seule année 2008, un constat alarmant. D’autant que cela est dû aux maladies ramenées par les êtres humains.