Pour la première fois, le Bureau des affaires législatives du Conseil d’Etat a présenté un texte de loi visant à protéger les droits des mineurs dans le cyberespace, mettant ainsi à la « thérapie controversée par électrochocs » pour soigner leur dépendance à Internet.

Pour le Centre d’Information Internet de Chine, « cette pratique a causé des dommages physiques et psychologiques » chez les mineurs, mais le traitement réservé aux homosexuels et adultes n’est pas mentionné dans ce projet de loi.

Si le projet est adopté par les députés, particuliers et organisations ne pourront plus obliger les mineurs à des actes susceptibles de nuire à leur santé mentale et physique ou à porter atteinte à leurs droits légitimes.

« La thérapie par électrochocs utilisée par le très controversé Centre de traitement de la dépendance à internet dans la province du Shandong sera interdite si le projet est adopté », a indiqué à CIIC, Song Yinghui, directeur adjoint du département de droit de l’Université normale de Beijing.

« La thérapie par électrochocs est une technique médicale légitime en cas de dépression sévère, mais elle n’a aucun rôle à jouer dans la thérapie contre la dépendance », a rapporté le journal China Youth Daily.

L’électro-convulsivothérapie (ECT), est une méthode de traitement par l’électricité utilisée en psychiatrie, délivrant un courant électrique d’intensité variable sur le cuir chevelu.

Créé au 19ème siècle, cette technique est encore utilisée par des centres de traitement, dont celui du Shandong. Celui-ci a « traité » durant 10 ans plus de 6 000 personnes, la plupart du temps des adolescents, pour avoir eu un usage excessif d’internet.

En 2009, le centre de Linyi au Shandong, a été au centre d’une polémique, lorsque plusieurs adolescents ont indiqué souffrir un traumatisme psychologique après les soins prodigués.