L’ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé le 6 février les autorités chinoises de faire taire les critiques sur la riposte à l’épidémie de pneumonie virale, estimant que cette attitude ne faisait qu’aggraver la propagation de la maladie qui a déjà fait plus de 560 morts.

«Il y a eu de gros problèmes dans la riposte de la Chine au coronavirus qui ont aggravé l’épidémie», a déclaré le directeur de HRW, Kenneth Roth, lors d’une conférence de presse à Genève.

Ce dernier a critiqué -entre autre – les mises en quarantaine massives. Il a en particulier dénoncé l‘«élimination» de rapports sur le virus en Chine au cours des premiers jours de l’épidémie, ainsi que les efforts de Beijing pour faire taire les critiques à son encontre sur les médias sociaux.

«Il n’y a pas de place pour le secret dans la lutte contre une épidémie», a affirmé ce dernier, qui en janvier a été interdit d’entrée à Hong Kong où il devait présenter le rapport annuel de l’ONG de défense des droits de l’Homme.

«L’heure est à la transparence totale, même si elle est embarrassante, car la santé publique doit passer avant la préservation d’un pouvoir politique particulier. Malheureusement, ce n’est pas l’approche de Pékin», a-t-il dit.