Les autorités chinoises ont proposé aux milliers de touristes chinois bloqués sur l’île indonésienne de Bali de revenir en Chine via des vols charters, après la suspension par Jakarta des liaisons aériennes avec la Chine depuis le 5 février par crainte d’une propagation du nouveau coronavirus.

Le consulat chinois de Bali a publié un avis annonçant des vols ce 7 février vers Wuhan, la ville à l’épicentre de la nouvelle épidémie qui a fait plus de 600 morts et touché une trentaine de pays.

Sur les milliers de touristes, restés à Bali, plusieurs viennent de Wuhan et de la province environnante de Hubei. Les touristes bloqués seront rapatriés sur une base volontaire. De plus, la «température des passagers sera mesurée avant l’embarquement», précise l’avis.

«Ceux qui ont été contaminés par le nouveau coronavirus ne seront pas admis à bord de l’avion», avertit le consulat. Aucune information n’a été confirmée sur le nombre de volontaires ou les conditions financières du rapatriement.

«Le consulat a offert un rapatriement. Mais jusqu’à présent personne n’a accepté l’offre de retour», a indiqué le vice-gouverneur de Bali Tjokorda Oka Artha Ardhana Sukawati à la chaîne MetroTV.

Le 4 février, le consulat avait estimé à 5.000 le nombre de chinois actuellement à Bali, la première destination touristique en Indonésie, attirant quelque 2,1 millions de touristes chinois chaque année. Le nombre de touristes chinois est tombé de 6.000 par jour environ à un millier depuis le début de l’épidémie en décembre 2019.

Les autorités balinaises ont refusé l’entrée en Indonésie à 17 touristes étrangers, notamment de Russie, du Brésil, de Nouvelle Zélande, du Maroc et de Grande-Bretagne, pour s’être rendus récemment en Chine.

Le ministre indonésien du Tourisme, Wishnutama Kusubandio, a estimé ce 6 février à jusqu’à 4 milliards de dollars les pertes potentielles pour le secteur sur un an si les arrivées de touristes de Chine et d’ailleurs dans l’archipel sont perturbées de façon durable.