Face à la vague épidémique qui sévit dans le pays depuis deux ans, la Chine va aider ses secteurs économiques en difficulté à maintenir l’emploi en les exemptant de cotisations sociales, a annoncé l’agence de presse Xinhua.

La Chine, où le Covid-19 a été initialement détecté en décembre 2019, était parvenue à rapidement endiguer l’épidémie dès le printemps 2020 et à faire repartir son économie, à travers une politique « zéro covid » stricte.

Ces derniers mois, le variant Omicron a forcé la mise en quarantaine de plusieurs régions entières parmi les plus productives du pays, notamment la cité technologique de Shenzhen (sud) et la mégapole de Shanghai (est).

«L’environnement intérieur comme extérieur est confronté à des difficultés et des incertitudes croissantes», a reconnu le gouvernement, lors d’une réunion présidée par le premier ministre Li Keqiang.

Alors que certaines voix s’élèvent pour réclamer un assouplissement de la stratégie du « zéro Covid« , la réunion du gouvernement a appelé à «mieux coordonner la réponse au Covid-19 avec le développement économique et social», selon un compte rendu de l’agence de presse, Xinhua.

Le gouvernement va apporter son aide aux secteurs les plus touchés par les mesures sanitaires tels que la restauration, le commerce, le tourisme et les transports. Au deuxième trimestre de l’année 2022, les entreprises concernées vont pouvoir ainsi reporter le paiement de leurs cotisations de retraite, de chômage et d’accidents du travail.

Cette mesure vise à encourager les entreprises à garder leurs salariés, même si leur activité est réduite, a expliqué Xinhua. Outre l’effet du Covid, l’économie chinoise est impacté par les nouvelles mesures imposées au secteur privé ayant particulièrement visé ces dernières années les secteurs de la technologie et de l’immobilier.

Le gouvernement a annoncé début mars pour cette année un objectif de croissance de seulement 5,5%, sa prévision la plus basse depuis trois décennies. De plus, la guerre en Ukraine et les bouleversements qu’elle entraîne pour l’économie mondiale ont pesé encore plus sur les perspectives d’activité en Chine.