La Chine appelle l’UE à ne pas entamer la confiance des entreprises dans l’investissement
Le ministère chinois des Affaires étrangères a appelé le 19 janvier, l’Union européenne à ne pas nuire à la confiance des entreprises dans l’investissement sur son territoire, après la publication d’un article du Financial Times évoquant une démarche visant à écarter progressivement les fournisseurs chinois des infrastructures clés de l’UE.
Dans une déclaration adressée à Reuters concernant cet article, le ministère a qualifié de « protectionnisme à l’état pur » toute restriction imposée aux entreprises chinoises sans base légale, exhortant l’UE à offrir un environnement commercial équitable, transparent et non discriminatoire aux sociétés chinoises.
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Le Financial Times a rapporté le 17 janvier que Bruxelles prévoyait de proposer l’élimination progressive des équipements fabriqués en Chine dans les infrastructures critiques, interdisant ainsi l’accès de sociétés comme Huawei et ZTE aux réseaux télécoms et aux systèmes d’énergie solaire.
Selon le journal, cette proposition est présentée ce 20 janvier, alors que l’UE revoit sa politique en matière de sécurité et de technologie. « Transformer le commerce en questions de sécurité et de politique ne fera qu’entraver le progrès technologique et la croissance économique, sans bénéfice pour personne », a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères.
« Les faits ont démontré que, dans quelques pays, le retrait des équipements de télécommunications chinois, de qualité et sécurisés, non seulement freine leur développement technologique interne, mais entraîne également d’importantes pertes financières », a-t-il ajouté.
L’UE se montre de plus en plus prudente concernant l’implication des entreprises chinoises dans les infrastructures critiques, notamment dans le cadre de sa stratégie plus large de « réduction des risques ».
Dans une nouvelle tentative de réduire la dépendance vis-à-vis des importations chinoises, l’UE prévoit aussi d’imposer des exigences minimales « Made-in-Europe » pour les achats publics de technologies vertes clés, a rapporté l’agence de presse, Reuters, le 19 janvier.
Les relations entre la Chine et l’UE se sont tendues ces dernières années et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait déclaré l’an dernier, lors d’une visite à Pékin, que les liens étaient à un « point d’inflexion ».
IMAGE : Ministère chinois des affaires étrangères

