De notre stagiaire Manon KBidi – Après plus de 20  ans de politiques pour sauvegarder l’espèce du panda géant, aujourd’hui, la Chine, ne considère plus le panda comme un animal menacé d’extinction.

Le bambou, un met très prisé des Pandas

Le 7 juillet 2021, lors d’une conférence de presse du Bureau d’information du Conseil d’État, Cui Shuhong, directeur du département de la conservation de la nature et de l’écologie du ministère, a déclaré que le nombre de pandas géants à l’état sauvage en Chine a dépassé les 1800.

Cependant selon la classification faite en 2016 par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), l’animal reste toutefois considéré comme «vulnérable».

Ces dernières années, la Chine a continué de promouvoir la biodiversité et la restauration écologique. Ainsi à la fin de 2019, la Chine abritait 118 000 réserves naturelles, d’une superficie totale de plus de 170 millions d’hectares, représentant 18% de la superficie terrestre.

D’après le Haihuawang, la Chine est depuis de nombreuses années en avance sur le calendrier fixé par la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique de 2020. En effet, le gouvernement chinois a travaillé activement pour atteindre cet objectif.

Le panda géant a pu se reproduire significativement au cours des dernières années. Dans les années 1980, seuls 1 114 pandas vivaient à l’état sauvage.

Aujourd’hui, la Chine compterait actuellement 1864 pandas géants, contre 1522 en 2000 (1100 pandas dans la nature et 422 en captivité). En 2015, une étude indiquait que 1246 pandas géants, soit 66,8% de la population totale, vivaient à l’état sauvage dans des réserves naturelles sur 53,8% de leur aire de  répartition.

D’après le CNews, l’augmentation du nombre de pandas géants s’explique surtout par la création et la revitalisation de forêts de bambous mise en place par la Chine. Le bambou est essentiel pour le panda car elle représente 99% de son alimentation. 

Des zones de captivité et des parcs nationaux ont été mises en œuvre par les autorités locales du pays. Le plus important de ces lieux est situé dans les monts Qinling (Nord-ouest) de la Chine, d’une superficie de 27.000 km2 et regroupant les 12 réserves naturelles de la région.

Cui Shuhong a déclaré que «la nouvelle classification retenue, reflète l’amélioration de leurs conditions de vie et les efforts de la Chine pour maintenir l’intégration de leurs habitats».

Même si la Chine poursuit ses efforts, le WWF ou Fonds mondial pour la nature a publié sur son site que «le panda demeure l’une des espèces les plus menacées au monde. Son habitat continue à rétrécir, en raison notamment de l’expansion des zones agricoles et de la mise en œuvre de divers projets d’aménagement».

Le panda géant est considéré comme un trésor national parce qu’il ne survit et se reproduit qu’en Chine. De cette façon, la Chine garde la mainmise sur la préservation de l’espèce tout en s’assurant une bonne représentation sur les territoires étrangers.

En effet, elle met ses pandas en location auprès de ses partenaires partout dans le monde. Le panda est un véritable symbole chinois.

Selon Ouest France, la France n’échappe pas à cet amour du panda puisque trois de ces mammifères résident dans l’Hexagone. Huan Huan et Yuan Zi, les deux résidents du zoo de Beauval arrivés en 2017 ont donné naissance à Yuan Meng, le 4 août 2018.
En octobre 2021, la Chine accueillera la 15e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique.