Au cours des dernières années, le gouvernement a mit en place plusieurs mesures de protection de l’environnement, dans le cadre de la proposition de « travailler ensemble pour un avenir vert et meilleur pour tous », mise en avant en 2019 par le président Xi Jinping, au cours d’un discours prononcé lors de la cérémonie d’ouverture de l’Exposition horticole internationale de Beijing 2019.

Dans son discours, Xi Jinping a proposé une initiative visant à promouvoir le développement vert, basée sur cinq priorités :

  • aspirer à une plus grande harmonie entre l’homme et la nature,
  • rechercher une prospérité basée sur le développement vert,
  • promouvoir un mode de vie respectueux de la nature,
  • faire preuve d’esprit scientifique dans la gouvernance écologique,
  • coopérer face aux grands défis environnementaux.

Ainsi, le pays est parvenu à atteindre l’objectif de « croissance zéro de la désertification en 2030 » fixé par les Nations Unies, avec un volume forestier qui a augmenté de 4,56 milliards de mètres cubes par rapport à 2005.

En 2018, les émissions de dioxyde de carbone par unité de PIB ont enregistré une baisse de 45,8 % par rapport à 2005, dépassant les objectifs annuels.

Le désert de Kubuqi a associé environnement et développement

Au cours de ces trente dernières années, le désert Kubuqi – le septième plus grand désert de Chine – s’est transformé en une vallée verdoyante. Situé dans la région autonome de Mongolie intérieure, ce désert était autrefois surnommé « la Mer de la Mort », et était si aride que même les oiseaux échouaient à le traverser.

En janvier 2020, dans une réponse écrite aux représentants des étudiants de l’Alliance mondiale des universités pour le climat, le président Xi Jinping a expliqué qu’il y a plus de quatre décennies, « j’ai vécu et travaillé pendant de nombreuses années dans un petit village du plateau de loess qui s’étend dans l’ouest de la Chine. A l’époque, l’environnement écologique était gravement endommagé par un développement excessif, et les populations locales étaient en conséquence prisonnières de la pauvreté ».

« Cette expérience m’a appris que l’homme et la nature sont unis dans une même communauté du vivant, et que les dommages causés à la nature finiront par nuire à l’humanité », a-t-il affirmé dans son courrier.

Ainsi, la civilisation écologique et le développement vert prônés par le gouvernement « sont en réalité un effort pour trouver un équilibre entre développement économique et protection de l’environnement », a déclaré John Cobb Jr, président et fondateur de l’Institut pour le développement postmoderne de la Chine et membre de l’Académie américaine des Arts et des Sciences.

Ce dernier a indiqué que « cet effort est une entreprise tout à fait remarquable », espérant que celle-ci réussirait. Pour Borge Brende, président du Forum économique mondial (FEM), « la Chine est dans la bonne voie pour faire face aux effets du changement climatique mondial et parvenir à un développement durable ».

Outre la politique environnementale au sein du pays, la Chine a engagé des mesures destinées à soutenir la lutte mondiale contre le changement climatique. En septembre 2015, le président Xi Jinping s’est engagé à mettre en place un Fonds de coopération Sud-Sud de 20 milliards de yuans (3 milliards de dollars américains) afin d’aider les autres pays en développement à lutter contre le changement climatique.

« La Chine s’est également acquittée de toutes les obligations stipulées par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et par l’Accord de Paris, et a atteint dans les temps les objectifs nationaux qu’elle avait soumis au Secrétariat de la CCNUCC », a écrit le CIIE.

De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué les contributions de la Chine dans la lutte contre le changement climatique etla construction d’une « Ceinture et d’une Route vertes ».