Pour relancer la croissance de sa population, la Chine a appelé à réduire les avortements qui ne sont pas «nécessaires médicalement». La Chine, pays le plus peuplé du monde, souhaite ainsi relancer son taux de natalité et encourager les couples à avoir plus d’enfants.

Le gouvernement a publié de nouvelles directives sur la santé sexuelle des femmes, stipulant que les professionnels de santé doivent «promouvoir les examens pré-maritaux, des bilans de santé pré-grossesse» et «réduire les avortements qui ne sont pas nécessaires médicalement». 

L’avortement est légal et très accessible en Chine, mais, après des décennies de politique de l’enfant unique, des contrôles stricts visent à empêcher l’avortement sélectif en fonction du sexe qui avait conduit à un déséquilibre des genres et à l’abandon des petites filles.

Face à des inquiétudes croissantes pour sa démographie, la Chine a progressivement assoupli depuis 2016 sa politique nataliste, en autorisant tous les Chinois à avoir un deuxième enfant mais sans parvenir à faire repartir la natalité. Fin mai, la Chine a fait passer la limite à trois enfants par couple.

En effet, les autorités avaient révélé un fort ralentissement de la croissance de sa population avant l’annonce de trois enfants par couple. Le but est d’accroitre rapidement le nombre de naissance, car la population atteignait 1,411 milliard d’habitants fin 2020, avec un vieillissement plus rapide que prévu.

Par rapport au précédent comptage de 2010, la population a augmenté de 5,38% (ou de 0,53% en moyenne par année), selon ce recensement. Il s’agit de la progression la plus faible depuis les années 1960.

De plus en 2020, le nombre des naissances est tombé à 12 millions, contre 14,65 millions en 2019, année où le taux de natalité était déjà au plus bas depuis la fondation de la Chine communiste en 1940 (10,48 pour 1000).

Mais la plupart des jeunes Chinois ne souhaite pas avoir trois enfants, en raison de longs horaires de travail ou de transport, des coûts élevés pour se loger et élever les enfants et aussi parce qu’eux-mêmes sont souvent enfants uniques et doivent s’occuper seuls de leurs propres parents vieillissants.

Ainsi, le taux de fécondité est tombé à 1,3 enfant par femme en âge de procréer, très en-deça du seuil de renouvellement des générations, la Chine a promis des mesures dans l’éducation et la santé pour inciter les familles à s’agrandir.