La 3ème Exposition internationale d’importation de la Chine (CIIE) « démontre que les pays et les entreprises ont confiance dans la vitalité de l’économie chinoise après que le pays a surmonté la pandémie de COVID-19 », a déclaré Cavince Adhere, un spécialiste kényan des relations sino-africaines.

Cavince Adhere a indiqué qu’avec plus de 1.400 entreprises qui se pressent pour exposer leurs produits et services, l’édition 2020 de la CIIE s’appuie sur la résilience et la reprise de la deuxième plus grande économie du monde.

« L’exposition est une continuation des réformes économiques chinoises d’ouverture et de promotion de la mondialisation. Elle reflète les aspirations au multilatéralisme tout en renforçant l’engagement de la Chine à ouvrir le marché au monde », a déclaré l’expert lors d’une interview à l’agence de presse Xinhua.

Cette année, plus de 180 pays participeront à l’exposition, a indiqué Xinhua. « Les entreprises kényanes ont participé à la précédente édition de la CIIE et le pays s’appuiera sur la prochaine édition pour rechercher d’autres opportunités d’exportation vers la Chine », a souligné ce dernier.

En 2018, le Kenya et la Chine ont signé des accords sanitaires et phytosanitaires pour faciliter l’entrée des produits agricoles sur le marché chinois. « Comme la Chine, le Kenya est l’un des pays qui devraient afficher une croissance économique positive malgré les difficultés occasionnées par le COVID-19. Toutefois, le bilan économique du Kenya nécessitera beaucoup d’efforts et de nouvelles stratégies pour s’améliorer », a-t-il déclaré.

Les secteurs kényans qui seront présentés lors de l’exposition 2020 comprennent le tourisme, l’agriculture, les services financiers et la technologie.

« Pour tirer le meilleur parti du commerce avec la Chine, tant Nairobi que Pékin doivent faire un certain nombre de choses. La première concerne la qualité des produits. La Chine a ouvert ses salles de marché à tous les pays du monde », a déclaré Cavince Adhere.

D’après ce dernier, durant la CIIE, du 5 au 10 novembre, des investissements ciblés seront réalisés dans les lignes de production du Kenya afin d’atteindre et de dépasser les seuils de qualité fixés par la Chine, notamment en matière d’hygiène et d’emballage.

« Les investissements dans l’apprentissage des langues et les échanges interpersonnels renforceront considérablement la capacité des entreprises kényanes à cibler et à pénétrer efficacement le marché chinois », a-t-il ajouté.

En dépit des tensions entre la Chine et les autorités kényanes, concernant la renégociation du prêt chinois de 3,2 milliards de dollars (2,88 mds €) octroyé pour la construction du SGR, de nombreux acteurs économiques souhaitent un développement poussé entre la Chine et le Kenya.

Jacqueline Sigu, la responsable du programme de développement des comtés et des petites et moyennes entreprises à la Chambre de commerce et d’industrie du Kenya, a déclaré que « la Chine est un partenaire idéal pour le pays dans le secteur des TIC, au regard de sa position de leader mondial des innovations numériques ».

Cette dernière a affirmé que « les entreprises kényanes pourraient tirer des leçons de l’expérience chinoise, pour s’adapter aux conditions locales et contribuer à consolider le statut du pays comme plaque tournante régionale des TIC en Afrique de l’Est ».