La ville de Chengdu dans la province du Sichuan a élaboré en 2018 un plan pour devenir d’ici 2020 le laboratoire de l’économie du partage, notamment dans le domaine gastronomique.

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Le principe de la cuisine partagée réside dans le partage d’un espace et des équipements pour préparer les repas, a écrit Le Quotidien du peuple. D’après les responsables de Chengdu, ce modèle de partage « réduit non seulement le coût d’ouverture d’un restaurant, mais fournit aussi des services supplémentaires personnalisés et complets ».

Outre le développement d’un nouveau modèle économique, la Chine lutte contre le gaspillage alimentaire. Pour cela, les plateformes se multiplient dans les grandes villes, telles que Beijing, Shanghai, Hangzhou et Chengdu.

Chengdu possède quatre structures, visant à partager la cuisine, parmi elles Cloud Kitchen Pig, qui la plus grande car elle accueille sept cuisines partagées.

À Cloud Kitchen Pig, de petits stands de restauration sont alignés., certains pour manger sur place, d’autres pour des plats à emporter. Ces stands partagent un entrepôt et un espace de préparation, mais aussi la gestion, l’exploitation et la licence d’exploitation alimentaire.

Cette cuisine partagée dispose d’un responsable et d’un surveillant, qui proposent des formations dans la participation à la cuisine partagée, l’hygiène alimentaire et la prévention des incendies.

Lin Xun, fondateur de Cloud Kitchen Pig, a expliqué au Quotidien du peuple que les avantages de cette plateforme résident « dans la valeur ajoutée de leurs services, par exemple l’exploitation de la plateforme de vente à emporter et l’optimisation des ressources de restauration ».

Selon le Rapport sur le développement du secteur chinois de la vente à emporter en 2019 et au premier semestre 2020, publié en juin 2020 par l’Institut de recherche de Meituan, fin 2019, le nombre des consommateurs chinois de vente à emporter s’élevait à environ 460 millions, soit la moitié de la population urbaine permanente de la Chine.

Par rapport aux restaurants classiques, les investissements en capitaux et en main-d’œuvre sont plus flexibles, car il suffit d’avoir une cuisine pour fonctionner. Raison pour laquelle, des chaînes de restaurants s’appuient désormais sur leurs activités de vente à emporter pour croître et s’installer dans les villes où se concentrent un fort démographique.

D’après Lin Xun, l’industrie chinoise de la vente à emporter va entrer dans une nouvelle phase de développement, dont la caractéristique essentielle et la tendance seront la montée en gamme de la consommation.

Selon Meituan, 65,7% des consommateurs préfèrent les marques, ils devraient alors accorder plus d’attention à la qualité et à la fraîcheur des aliments à emporter.

Pour certains analyses cités par Le Quotidien du peuple, « la cuisine partagée peut résoudre dans une certaine mesure ces deux difficultés, parce que le système de gestion et d’exploitation permet de superviser l’hygiène alimentaire des commerçants inscrits et parce que la cuisine partagée rassemblant plusieurs restaurants peut bénéficier d’un effet de marque et fournir aux consommateurs des plats riches et variés ».