La flamme olympique a escaladé le 3 février la Grande Muraille, à la veille de l’ouverture officielle des Jeux d’hiver de Pékin, marqués par la crise sanitaire et des tensions diplomatiques.

La cérémonie d’ouverture a lieu le 4 février à 20h00 locales (12h00 GMT) mais les premières épreuves, notamment le curling, ont débuté le 2 février dans la soirée. Les compétitions se sont poursuivies le 3 février avec les débuts du tournoi féminin de hockey sur glace et les qualifications en ski de bosses.

Le 3 février matin, les relayeurs de la flamme ont escaladé les marches de la Grande Muraille sur le site historique de Badaling, dans des montagnes sans neige situées à 75 km au nord-ouest de Pékin.

L’acteur de kungfu hongkongais Jackie Chan faisait partie des porteurs de torche. « Je suis très fier de porter la flamme une seconde fois », a indiqué la star du cinéma, évoquant un « sentiment différent » cette fois.

La flamme permet d’apporter « au monde l’amour et la paix » et le relais offre l’opportunité que « plus de gens découvrent la culture chinoise grâce à la Grande Muraille », a expliqué Jackie Chan.

Cependant, les controverses continuent la veille du lancement des jeux. Le début du relais de la flamme le 2 février a fait l’objet d’une polémique en Inde. En effet, le pays ne participera pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Pékin, et le gouvernement Modi a appris que le porteur de la torche serait un soldat chinois impliqué dans un affrontement avec l’armée indienne.

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Le ministère indien des Affaires étrangères a déclaré « regrettable que la Chine politise les JO ». Aux Etats-Unis, le sénateur américain Jim Risch, membre du comité des Relations étrangères, a jugé ce choix « honteux ».

De son côté, Pékin ne cesse de dénoncer le mélange du sport et de la politique en réponse au « boycott diplomatique » observé par plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en tête, afin de dénoncer des violations des droits de l’Homme en Chine.

Les Etats-Unis, la Belgique, l’Inde, le Canada, le Royaume-Uni, entre autre, envoient bien des athlètes à Pékin mais pas de délégation officielle.

En réponse, la Chine a publié la semaine dernière une liste de 20 dirigeants mondiaux qui seront présents aux Jeux, au premier rang desquels le président Vladimir Poutine, au centre de l’attention mondiale du fait des craintes d’invasion russe en Ukraine.

Les JO de Pékin accueillent 92 délégations et très exactement 2.892 participants. En raison de la pandémie de Covid-19, ils sont confinés dans une bulle sanitaire qui comprend les sites de compétition, les hôtels et les centres de presse.

Aucun contact n’est autorisé avec la population générale en dehors de la bulle, Pékin observant une stratégie du zéro Covid. Les participants y sont soumis à des dépistages quotidiens.

En date de jeudi, près de 300 cas positifs avaient été dénombrés depuis l’entrée en vigueur du dispositif le 23 janvier 2022. Malgré le contexte épidémique, les Jeux de Pékin « vont changer pour toujours l’échelle des sports d’hiver », a assuré Thomas Bach, le président du Comité international olympique (CIO).

« La Chine a déjà écrit l’histoire en dépassant l’objectif de familiariser 300 millions de ses citoyens aux sports de neige et de glace », a-t-il déclaré, en ouvrant la 139e session de l’instance olympique, le 3 février.