Lors d’un point presse, Mao Ning, porte-parole de la diplomatie chinoise a été interrogé sur l’avenir de l’accord entre le Vatican et la Chine. Cette dernière n’a dit si une réunion était prévue, mais a assuré que « cet accord a été mis en œuvre avec succès grâce aux efforts des deux parties. Les deux parties poursuivront le travail correspondant conformément à l’agenda convenu ».

Cet accord permet la nomination des évêques par les autorités chinoises, en dépit des critiques dénonçant un abandon de l’Église catholique souterraine chinoise, face aux efforts de «sinisation» des religions par le président chinois, Xi Jinping.

«La Chine et le Vatican ont décidé, après des consultations amicales, de prolonger pour deux ans l’accord temporaire sur la nomination des évêques. La Chine et le Vatican maintiendront une communication et des consultations étroites pour faire progresser constamment le processus d’amélioration des relations bilatérales», avait déclaré en juillet 2020 un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.

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En septembre, Le Vatican avait fait savoir à la Chine que le pape François souhaitait rencontrer le président chinois Xi Jinping alors que les deux hommes se trouvaient en même temps au Kazakhstan.

Cependant, Pékin avait décliné en invoquant un manque de temps, selon une source vaticane, qui ‘a fourni aucune précision sur le moment et les modalités de cette approche envers la Chine.

Le Vatican entretient un dialogue délicat avec la Chine sur le statut de l’Église catholique dans le pays. D’après cette source, citée par l’agence de presse Reuters, le Vatican a transmis une « expression de disponibilité« . Ses interlocuteurs chinois ont dit « apprécier le geste » mais ont répondu qu’il n’y avait aucun moment de libre dans le programme de Xi Jinping.

Même brève, une rencontre entre les deux hommes aurait été historique. Lors d’un point presse à bord de l’avion l’emmenant au Kazakhstan, François avait répondu avec malice au sujet d’une éventuelle rencontre avec Xi Jinping : « Je n’ai aucune nouvelle à ce sujet. »

Quant à un éventuel voyage en Chine, il avait répondu : « Je suis toujours prêt à aller en Chine. » Le pape tente d’apaiser les relations historiquement mauvaises entre le Vatican et la Chine. Ce dernier a expliqué dans une interview accordée à Reuters en juillet qu’il espérait renouveler un accord confidentiel sur la nomination des évêques catholiques en Chine.