De notre stagiaire Alima Danfakha – Les animaux protégés de première classe sont transformés en «accessoires», les animaux protégés de seconde classe sont transformés en «liqueurs médicinales» …

Selon de récents rapports de presse, des commerçants illégaux ont mis en rayon des produits dérivés d’animaux sauvages et des outils de braconnage en utilisant des noms à caractères homophoniques et des noms de code. Le commerce illégal d’espèces sauvages a tendance à «ressusciter» via les plateformes de commerce en ligne.

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Les vendeurs s’emparent des plateformes en ligne en contournant les blocages posés par les mots sensibles comme «non-intelligent», en utilisant des noms à caractères homophoniques et des noms de code.

Ils se servent ensuite d’appellation telles que «élevage» ou «liqueur médicinale» pour contourner le contrôle moins strict, et profitent de la surveillance limitée de la plateforme en lugne pour vendre ouvertement des pièges à animaux et même des pesticides hautement toxiques qui sont explicitement interdits ou limités.

Face au profit, ces entreprises enfreignent ouvertement la loi, mais aussi la sécurité et la moralité. En février 2020, le Comité permanent de l’Assemblée Populaire Nationale a adopté l’interdiction complète du commerce illégal et de la consommation des animaux sauvage, afin de protéger la vie et la santé des personnes.

Cela avait résulté en une «disparition» du commerce illégal d’espèces sauvages des plateformes de commerce en ligne. Aujourd’hui, certaines personnes tentent de «revenir à leurs anciennes habitudes», et les lacunes et les faiblesses de la réglementation ne peuvent être ignorées.

Les diverses omissions des plateformes de commerce en ligne ont laissé des « failles » qui peuvent être exploitées et les opérateurs des plateformes ne peuvent éluder le blâme. De la rapide disparition des produits illégaux de la faune des étagères à aujourd’hui, où elles semblent tourner un œil aveugle, l’attitude des plateformes a changé.

Les gens ne peuvent s’empêcher de se demander : serait-il possible que la réglementation ne soit influencée que par des pressions extérieures à court terme et qu’aucun mécanisme de réglementation à long terme n’ait été formé au sein de la plate-forme ? Dans les faits, le laissez-faire a fourni un terrain propice au commerce illégal d’espèces sauvages.

Les stipulations des articles 13 et 29 de la loi sur le commerce en ligne et les articles 32 et 51 de la loi sur la protection de la vie sauvage sont claires à propos de ce genre d’activités. Si la plate-forme de commerce en ligne les ignore, non seulement elle sera soumise à des sanctions financières, mais cela constituant un crime, elle sera également tenue pour pénalement responsable conformément à la loi. L’«épée de Damoclès» de la loi est suspendue et les plateformes de commerce n’auront aucune faveur.

Les obligations statutaires doivent être exercées. La lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages en ligne n’est pas seulement une question d’autodiscipline au niveau des plateformes, mais également de la responsabilité des autorités de régulation. Les services administratifs chargés de l’application des lois devraient être plus actifs dans l’exercice de leurs fonctions et prendre des initiatives.

En plus d’exhorter les plateformes de commerce électronique à remplir leurs obligations légales, il est plus important d’accorder une grande attention aux indices liés au trafic illicite d’animaux sauvages et de leurs produits, et de suivre les pistes afin d’y mettre fin.

Si ces infractions sont tolérées, alors que peut-on qualifier d’intolérable ? Le seul moyen de dissuader efficacement la criminalité et de montrer l’exemple, est de maintenir une posture de haute pression dans les cas de ce genre.