Le gouvernement nigérian a lancé un plan de construction et de réhabilitation des chemins de fer, afin de relier les principales villes du pays. La Chine a été sollicitée pour la réalisation de ce projet, via l’entreprise chinoise China Civil Engineering Construction Corporation.

Le Nigeria a annoncé le lancement des travaux de réfection de la ligne ferroviaire principale du pays, le 9 mars 2021 au cours d’une cérémonie officielle.

Lors de cette cérémonie, le ministre des Transports, Rotimi Amaechi, a indiqué que le financement de ces travaux était assuré par le gouvernement nigérian avec une contribution estimée à environ 450 millions de dollars (15 % du montant final) et le reste par un « syndicat de financiers chinois ».

Ces travaux concernent la ligne de chemin de fer d’environ 1443 kilomètres, reliant du sud au nord-est, le centre pétrolier de Port Harcourt à la ville de Maiduguri. Ils sont estimés à un montant total de 3 milliards de dollar, soit 2,7 milliards d’euros.

Ces dernières années, de nombreux projets de construction de chemin de fer ont été réalisés en partenariat avec la Chine. L’objectif pour le gouvernement nigérian est désormais de développer un réseau ferroviaire national pour faciliter la liaison entre les principales villes du pays, et de développer commerce national, en rendant plus fluide le transport des personnes.

Selon le président nigérian, Muhammadu Buhari, la réhabilitation de la ligne Port-Harcourt-Maiduguri permettra de «ressusciter le transport ferroviaire autrefois très actif dans le corridor oriental du pays». D’autant plus que cette ligne sera connectée au nouveau port en eau profonde de Bonny, également construit par la Chine.

«La connexion de la voie ferrée à un nouveau port maritime dans l’île Bonny et au parc industriel ferroviaire, Port Harcourt, est conçue pour accroître la viabilité et stimuler le transbordement des cargaisons et du fret au niveau local, dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest et dans la zone continentale de libre-échange», a déclaré Muhammadu Buhari.