Le gouvernement a publié un document présentant ses ambitions militaires, notamment la mise en place d’une armée moderne et avancée technologiquement.

La publication de ce Livre blanc de la Défense chinoise donne un aperçu des orientations de l’Armée populaire de libération et des objectifs du gouvernement. La Chine possède le deuxième budget militaire au monde (+7,5% en 2019).

Toutefois, les rapporteurs accusent les Etats-Unis de saper la stabilité mondiale au moment où la rivalité entre Beijing et Washington reste intense sur de nombreux fronts.

« La rivalité stratégique au niveau mondial s’accentue », ont noté les rapporteurs, relevant que les Etats-Unis ont ajusté leurs stratégies de sécurité et de défense et pris des « mesures unilatérales ».

Washington a « provoqué et intensifié la rivalité entre les principaux pays, augmenté de manière significative (ses) dépenses de défense, réclamé des capacités supplémentaires dans les domaines du nucléaire, de l’espace, de la cyberdéfense et de la défense antimissile, et sapé la stabilité stratégique mondiale ».

La publication de ce livre blanc intervient au moment où les deux pays se livrent une guerre commerciale depuis 2018 et sont à couteaux tirés à propos de l’installation par la Chine d’infrastructures militaires en mer de Chine méridionale.

L’APL ambitionne de renforcer son arsenal technologique de pointe, soulignant toutefois être « encore loin derrière les principales armées du monde ». « Une armée chinoise puissante est une force pour la paix, la stabilité du monde et la construction d’une communauté de destin pour l’humanité », d’après le livre blanc.

Les conflits évoluent vers une « guerre intelligente », relève le document, citant le recours croissant à l’intelligence artificielle, aux données, ou encore à l’informatique en nuage (cloud).

Le livre blanc de la Défense promet par ailleurs de « réprimer » le séparatisme au Tibet, mais aussi au Xinjiang , un vaste territoire théâtre d’attentats récurrents, attribués par Beijing à des membres de l’ethnie Ouïghoure. Il se montre encore plus ferme sur la question de Taïwan : « la Chine doit être et sera réunifiée ».