D’après le cabinet Capital Economics, le ralentissement économique de la Chine pourrait entraîner une diminution de la croissance mondiale de 0,2 point de pourcentage cette année. Cela pourrait également affecter les entreprises occidentales.

Face à l’ampleur du marché intérieur, l’essoufflement économique du pays se fait déjà sentir dans plusieurs secteur à travers le monde. Le pays a vu sa croissance tomber à 6,6 % en 2018, soit s pire performance depuis 1990, dans un conttexte de fort sendettement, de consommation morose, d’une demande internationale terne et de guerre commerciale.

Dans le secteur autmobile, les ventes de voitures neuves ont reculé en 2018, après le retrait de rabais fiscaux et sur fond de hausse des taxes douanières américaines. Les constructeurs étrangers en font les frais comme par exemple le britannique Jaguar Land Rover, qui a annoncé la suppression de 4.500 d’emplois et une hcute des ventes de 21,6 % en Chine.

Idem pour Ford en Chine, dont les ventes se sont effondrées de 37%, celles de General Motors de 10%, du français PSA (-34,2 %), seul Renault résiste avec ses utilitaires. Le ralentissement chinois « est particulièrement tragique pour l’industrie automobile allemande » et les effets de la guerre commerciale sont « incalculables », a prévenu Stefan Bratzel, expert en Allemagne du Center of Automotive Management.

Dans le secteur électronique, Apple a reconnu des ventes d’iPhones plus mauvaises que prévu sur les trois derniers mois de 2018. La conjoncture pourrait accentuer le ralentissement du marché chinois du smartphone et, plus globalement, des équipements électroniques, a indiqué Le Point.

Dans le domaine des matières premières et du fret, la guerre commerciale laisse craindre un essoufflement mondial en 2019, avec une chute des cours du pétrole de plus de 30% depuis début octobre 2018.

Côté transports maritimes, l’armateur français CMA CGM, n’a « pas observé d’impact majeur des tensions commerciales » sino-américaines sur ses liaisons transpacifiques.

Dans le luxe, les consommateurs chinois représentent un tiers des achats de produits de luxe dans le monde, les valeurs du secteur ont souffert début janvier en Bourse après des statistiques moroses publiées par le Bureau d’Etat des Statistiques.

Le semble résister. En octobre, LVMH avait seulement fait état d’un « petit ralentissement » de la demande chinoise pour sa marque Louis Vuitton. Même chose pour l’horlogerie suisse, dont les exportations en Chine ont grimpé de 14,2% sur janvier-novembre 2018.

Côté tourisme, aucun repli n’a été constaté en 2018. Les arrivées de touristes chinois sur le territoire français ont continué d’augmenter. Selon une étude conjointe du cabinet Nielsen et de l’application de paiement électronique Alipay, les touristes chinois ont visité davantage de destinations en 2018 (2,8 pays en moyenne), avec des dépenses accrues de 6%.