Le géant chinois, Lenovo, s’est engagé à discuter avec le groupe Fujitsu, pour redynamiser son activité de PC. Le japonais tient a profité de la croissance du numéro un mondial qui a déjà absorbé les ordinateurs IBM en 2005 et contrôle ceux de NEC depuis 2011.

« Nous allons étudier ensemble diverses possibilités dans le but de faire croître cette activité« , a indiqué Fujitsu dans un communiqué. Pour cela, « nous visons un partenariat qui allie les capacités de Fujitsu en matière de ventes, support technique, développement et production avec le modèle opérationnel gagnant de Lenovo« , a ajouté le groupe.

D’autant que « Lenovo, déjà leader du secteur, espère de la sorte faire davantage prospérer son cœur de métier ». Pour le groupe Nikkei, « Fujitsu est peut-être attiré par le schéma réussi mis en place par Lenovo pour les PC NEC au Japon, avec des emplois préservés dans l’usine nippone ».

En effet, depuis plusieurs années, le groupe Fujitsu voit ses bénéfices chuter, en raison du ralentissement de la baisse des ventes de ses PC. Ce secteur peine à se rentabiliser face aux avancées technologiques des smartphone et tablettes. Raison pour lesquelles, Fujitsu a tenté de s’associer avec Vaio (ex-division des PC de Sony), en vain, puis à Toshiba, empêtré dans des bénéfices en baisse.

Faute d’avancée, Fujitsu s’est tourné vers Lenovo qui pourrait en théorie étudier à terme, par souci d’économies, un rapprochement des PC NEC et Fujitsu au sein d’une même entreprise conjointe. L’action Fujitsu s’est envolée de 7,82% à la clôture de la Bourse de Tokyo, après l’officialisation des discussions avancées avec Lenovo et la confirmation des prévisions annuelles de bénéfices.

La firme espère toujours un gain net de 85 milliards de yens et un bénéfice opérationnel de 120 milliards, malgré un chiffre d’affaires estimé en repli de 5% sur un an à 4’500 milliards, soit 100 milliards de moins qu’envisagé.