mercredi, mai 22

Les BRICS sont plus puissants économiquement que le G7

Rassemblant cinq des plus grands pays émergents (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud), le bloc des BRICS pèserait désormais plus lourd économiquement que le G7, les 7 pays les plus industrialisés de la planète, selon des estimations fournies par l’institut de recherche britannique Acorn Macro Consulting.

Le Cabinet spécialisé dans les études macro-économiques, Acorn, a indiqué que la part des BRICS au PIB mondial équivaut à 31,5% contre 30,7% pour le G7 (États-Unis, Allemagne, Canada, France, Italie, Japon, Royaume-Uni).

Ce dépassement devrait s’accentuer au cours des prochaines années, les cinq membres des BRICS ayant un taux de croissance économique annuel moyen sensiblement supérieur à celui enregistré par les pays du G7.

Le poids relatif des BRICS sur la scène mondiale va s’agrandir avec l’arrivée de nouveaux pays. D’ailleurs, selon l’ambassadeur de l’Afrique du Sud au sein du groupe BRICS, Anil Sooklal, a confirmé en février dernier qu’une douzaine de pays avaient exprimé leur intérêt pour une adhésion à l’organisation.

Lire aussi : Plusieurs pays souhaitent intégrer le groupe des BRICS

Parmi ces pays, quatre ont déjà déposé officiellement une demande d’adhésion : l’Argentine, l’Arabie saoudite, l’Iran et l’Algérie. Seul membre africain des BRICS et à la tête de la présidence tournante du groupe de 2023, l’Afrique du Sud accueillera le sommet annuel de l’organisation en août prochain.

Les BRICS ont commencé à institutionnaliser leur démarche avec des réunions ministérielles régulières et ont lancé en 2014 leur propre banque de développement pour contrecarrer les institutions financières mondiales misent en place par les accords de Bretton Woods. Ils demandent depuis plusieurs années un rôle plus important dans les organes de gouvernance mondiale et le passage à un ordre multipolaire, en vain.

De fait, malgré leur importance économique et démographique (3,2 milliards d’habitants), le groupe des BRICS ne dispose actuellement que de 15% des droits de vote à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI) ; une part relative qui minore pour l’heure leur réelle importance économique et démographique (3,2 milliards d’habitants).

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