D’après le quotidien Global Times, avec le confinement obligatoire imposé aux familles, pour contenir la propagation de l’épidémie de COVID-19, les cas de violence domestique ont augmenté, selon les statistiques de certaines ONG chinoises de lutte contre la violence domestique.

Li Xiao (pseudonyme) du sud avait été bloquée au domicile de son ex-mari à Hubei en raison de la quarantaine imposée à la province du Hubei lors de sa visite avec sa fille au domicile de son ex-mari pour rendre visite à son ex-beau-père mourant. Cette dernière a divorcé de l’homme en raison de violence domestique, mais il en a profité pour la rouée de coup durant le confinement, car elle a refusé de se remarier avec lui.

Selon une ONG de lutte contre la violence domestique basée à Jingzhou dans la province du Hubei, le nombre total de cas de violence domestique traités par l’ONG dans le comté de Jianli et la ville de Qianjiang a atteint plus de 300 au 6 mars 2020 depuis le verrouillage de Wuhan.

En février, le nombre de cas de violence domestique à Jianli et Qianjiang était presque le double de celui de la même période l’an dernier.

La violence domestique est un problème répandu dans le pays, même si la loi contre la violence domestique est entrée en vigueur en mars 2016. Selon Wan Fei, un policier local à la retraite qui a fondé l’ONG, l’augmentation du nombre de cas de violence domestique est le résultat de plusieurs facteurs.

« L’épidémie a changé le mode de vie des gens. Ils passent trop de temps à la maison et il y a eu des désagréments dans leur vie quotidienne. Le deuxième facteur est la perte économique », a indiqué ce dernier.

Pour l’ancien policier, les revenus des villageois locaux ont été fortement affectés par la quarantaine, car les produits agricoles et aquatiques tels que les écrevisses et les crabes ne se sont pas bien vendus après le confinement.

« L’épidémie a affaibli la capacité d’endurance psychologique de la plupart des gens », a noté Wan Fei, ajoutant que des disputes insignifiantes concernant les enfants ou les parents peuvent déclencher des violences domestiques.

Sen Tian (pseudonyme) et sa mère de 40 ans Mei Hong (pseudonyme) du comté de Jianli sont soumis à la violence domestique du beau-père du garçon pour des questions banales de la vie quotidienne depuis 2002.

Mei a été battue à plusieurs reprises depuis fin janvier lorsqu’elle a cessé de travailler et est restée à la maison en raison de l’épidémie. Elle a de nouveau souffert de violences domestiques le 21 février et a fui son domicile et s’est rendue chez un parent pour trouver refuge.

Selon Mei, son mari a fermé les fenêtres et les portes puis enlevé ses vêtements et l’a battue nue pour l’empêcher de demander de l’aide à ses voisins. Il l’a ensuite traqué après ces violences, l’empêchant de le dénoncer à la police. Il a également réussi à plusieurs reprises à l’amadouer pour rejeter l’idée de divorce en s’excusant.

À l’instar de la recrudescence des violences domestiques en tant que répercussion de COVID-19, une situation similaire se produit actuellement pour les cas de divorce. Selon les médias, la semaine dernière, Xi’an, capitale de la province du Shaanxi, a vu un nombre sans précédent de nominations de divorce depuis le 1er mars.

« J’ai enduré pendant près de 20 ans, mais cette fois, je veux le divorcer », a déclaré Mei qui a reçu de l’aide et du courage de l’ONG Wan Fei. Ce dernier coopère avec les services de police locaux, les fédérations de femmes, les services juridiques et les bureaux des affaires civiles.