Les États-Unis ont dénoncé l’attitude de la Chine après un incident aérien près du Japon
Les États-Unis ont dénoncé l’attitude de la Chine après que des avions militaires chinois ont verrouillé leur radar sur des chasseurs japonais.
Les États-Unis ont critiqué l’attitude de la Chine après que des avions militaires chinois ont verrouillé leur radar sur des chasseurs japonais. Cet incident a encore aggravé le conflit suscité par les propos sur Taïwan de la Première ministre nippone Sanae Takaichi.
«Les actions de la Chine ne favorisent pas la paix et la stabilité régionales», a déclaré le 10 décembre un porte-parole du département d’État américain. Ce dernier a indiqué que «l’alliance États-Unis-Japon est plus forte et plus unie que jamais. Notre engagement envers notre allié japonais est indéfectible, et nous sommes en contact étroit sur cette question et d’autres sujets».
Selon Tokyo, des chasseurs J-15 du porte-avions chinois Liaoning ont, le 6 décembre, verrouillé à deux reprises leur radar sur des avions japonais dans les eaux internationales près de l’île nippone d’Okinawa (sud), ce qui a conduit le Japon à faire décoller des appareils en soutien. Les radars des avions de chasse servent au contrôle de tir pour identifier des cibles, mais aussi aux opérations de recherche et de sauvetage.
Tokyo a convoqué l’ambassadeur de Chine après l’incident. Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré le 10 décembre que les avions japonais avaient été envoyés «pour pénétrer sans autorisation dans la zone d’entraînement chinoise, pour effectuer des reconnaissances et des harcèlements à courte distance, pour créer des tensions et pour continuer à exagérer la situation de manière malveillante».
De son côté, le ministre japonais de la Défense Shinjiro Koizumi a indiqué sur le réseau social X que le chef de l’Otan Mark Rutte avait jugé mercredi «regrettable» l’incident, ainsi que les récentes patrouilles conjointes d’avions chinois et russes, lors d’une vidéoconférence entre les deux hommes. «Il a affirmé que la sécurité dans les régions indopacifique et euro-atlantique est totalement indissociable», a ajouté Shinjiro Koizumi.
Le Japon a assuré que deux bombardiers russes Tu-95 capables de transporter des armes nucléaires ont survolé le 9 décembre la mer du Japon pour rejoindre deux bombardiers chinois H-6 en mer de Chine orientale, avant d’effectuer un vol conjoint autour du pays. Le Japon a envoyé son aviation en réponse.
La Corée du Sud a, de son côté, affirmé le 9 décembre que des avions russes et chinois étaient entrés dans sa zone de défense aérienne, ce qui a conduit Séoul à déployer également des chasseurs.
La Chine et la Russie ont évoqué des exercices militaires conjoints qui ont, selon le ministère russe de la Défense, impliqué notamment des «bombardiers stratégiques». Depuis 2019, Pékin et Moscou font périodiquement voler des avions militaires dans la Zone de défense aérienne de la Corée du Sud en évoquant de tels exercices conjoints.
La première ministre japonaise, Sanee Takaichi, a provoqué la colère de Pékin en laissant entendre que le Japon interviendrait militairement en cas d’attaque chinoise contre Taïwan, île que Pékin revendique comme son territoire et dont il n’exclut pas de s’emparer par la force.


