Mi Feng, porte-parole de la commission nationale de la santé, a déclaré que des experts internationaux avaient mené des « recherches systématiques et complètes ».

Ce dernier était en présence de Peter Ben Embarek, chef de l’équipe d’experts étrangers, la virologue Maria Koopmans, Liang Wannian, chef de l’équipe d’experts chinois lors d’une conférence de presse très attendue.

« Le coronavirus à la base de la pandémie s’est adapté à l’environnement humain, ce qui explique qu’il a évolué. Les origines du virus sont à retrouver dans deux facteurs. Le premier, est la mutation qui s’est opérée dans un organisme animal. Le deuxième est sa transmission vers l’humain. Même si on ne sait pas exactement comme cela s’est passé, on sait que les lieux où se côtoient des humains et des animaux sauvages sont particulièrement à risques. Si on ne fait rien pour limiter ces lieux, d’autres pandémies risquent d’émerger », a indiqué Mi Feng.

Une transmission du coronavirus depuis un premier animal puis un deuxième avant une contamination à l’homme est l’hypothèse « la plus probable », a indiqué Peter Ben Embarek, chef de la délégation de l’OMS. Cependant, ce point de vue demande « des recherches plus spécifiques et ciblées », a-t-il déclaré.

Une seconde hypothèse est que le virus a été transmis directement de l’animal à l’homme, sans intermédiaire. Une troisième option évoquée serait une propagation par les aliments surgelés.

L’OMS a découvert que le virus avait pu être transmis par le pangolin, comme cela avait été mentionné au début de l’épidémie. Mais d’autres espèces comme les chauves-souris pourraient aussi avoir joué un rôle. « L’animal à l’origine du coronavirus n’a en réalité pas encore été identifié », ont avoué les experts.

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Les experts de l’OMS sont revenus sur une autre hypothèse selon laquelle l’origine du coronavirus proviendrait d’un laboratoire. « Cette théorie d’une fuite d’un laboratoire est hautement improbable », ont-ils déclaré.

Wuhan ne serait pas la ville de départ de l’épidémie, selon les experts. Liang Wannian, le chef de la délégation de scientifiques chinois, a à nouveau affirmé que les efforts pour trouver l’origine du virus ne devaient pas se limiter à son pays.

« Il n’y a aucune indication d’une propagation dans la population à Wuhan avant décembre 2019 », ni de la présence clinique du virus, a-t-il indiqué. « Avant que les animaux n’atteignent le marché de Wuhan, ils ont peut-être parcouru un long chemin », a ajouté de son côté Peter Ben Embarek.