Les Etats-Unis ont appelé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à mener une nouvelle enquête sur l’origine de la pandémie de Covid-19, exigeant également que des experts indépendants bénéficient d’un accès complet aux données et échantillons originels en Chine.

Président américain Joe Biden

Une équipe d’experts de l’OMS s’est déjà rendue en janvier 2021 à Wuhan, dans la province du Hubei, fin d’y mener des travaux de recherche sur l’origine du nouveau coronavirus.

En mars, lors de la publication de leur rapport, certains experts se sont plaints du manque de données communiquées par la Chine.

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Dans leurs conclusions, les experts de l’OMS ont estimé que le nouveau coronavirus avait vraisemblablement été transmis de la chauve-souri à l’homme par le biais d’un animal tiers. De plus, les experts ont attesté que l’émergence du Covid-19 via un incident de laboratoire était considérée comme une hypothèse « très peu probable ».

Le président américain Joe Biden a ordonné aux services du renseignement américain d’établir un nouveau rapport sur l’origine du coronavirus sur la base de deux théories distinctes: l’émergence naturelle via un contact humain avec des animaux porteurs du virus et le possible accident de laboratoire à Wuhan, ville du centre de la Chine.

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La mission diplomatique américaine auprès des Nations Unies à Genève a considéré comme « insuffisante et peu concluante » l’enquête initiale de l’OMS. La mission américaine a donc appelé à l’ouverture d’une nouvelle enquête transparente et basée sur des preuves, incluant des travaux en Chine.

« Il est critique que la Chine fournisse à des experts indépendants un accès intégral à des données et échantillons complets et originels afin de comprendre la source du virus et les premiers stades de l’épidémie », a déclaré dans un communiqué la mission diplomatique américaine auprès des Nations Unies à Genève.

De son côté, un représentant de l’ambassade de Chine aux Etats-Unis a indiqué que le gouvernement chinois a exprimé par la suite son soutien à une « étude complète de tous les premiers cas de COVID-19 répertoriés dans le monde et une enquête minutieuse de certaines bases secrètes et laboratoires biologiques à travers le monde ».

L’ambassadeur britannique auprès de l’Onu à Genève, Simon Manley, a déclaré dans un communiqué que la « phase 1 de l’enquête de l’OMS sur l’origine du COVID-19 a toujours été considérée comme le début du processus, pas la fin« , appelant à une « phase 2 » transparente de l’enquête.

La question de l’origine de la pandémie de Covid-19 a alimenté les tensions entre la Chine et les Etats-Unis, qui ont reproché à la Chine son manque de transparence, tandis que la Chine affirme que la source du nouveau coronavirus est extérieure à son territoire.

D’ailleurs, la Chine a exhorté les Etats-Unis «à travailler immédiatement avec l’OMS sur le traçage des origines de la COVID-19 de manière scientifique comme l’a fait la Chine».

«Puisque les Etats-Unis ont demandé à plusieurs reprises à la Chine de participer à une enquête internationale complète, transparente et fondée sur des preuves, les Etats-Unis devraient également répondre pleinement aux préoccupations de la communauté internationale», a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, lors d’une conférence de presse.

Ce dernier a indiqué qu’un «rapport de recherche de l’étude conjointe OMS – Chine avait présenté des conclusions formelles et scientifiques faisant autorité, qui soulignaient qu’il était extrêmement improbable que le virus résulte d’une fuite d’un laboratoire chinois».

«L’équipe d’experts internationaux a fait des commentaires positifs sur l’attitude ouverte et transparente de la Chine à de nombreuses reprises», a-t-il ajouté.