« Les investissements verts et la durabilité seraient des moteurs de croissance majeurs pour la Chine à l’avenir », a déclaré Leslie Maasdorp, vice-président et CFO de la Nouvelle Banque de développement (NDB) des BRICS.

Ce dernier a indiqué que « dans le cadre de notre engagement dans la lutte contre le changement climatique, nous visons à lever de nouveaux fonds pour le climat ».

Lire aussi : La NBD des BRICS continue sa lancée

Il a indiqué que « la majeure partie du monde a souffert au cours des deux dernières années des conséquences des confinements successifs et de la COVID. La Chine a extrêmement bien réussi en 2020 et 2021 à se remettre de cette crise ».

Ce dernier a été interviewé par l’agence de presse Xinhua, en marge du 51e Symposium de Saint-Gall en Suisse, une initiative étudiante visant à favoriser le dialogue intergénérationnel qui s’est déroulée du 5 au 6 mai.

« Je pense que 2022 va probablement être très, très difficile. C’est un ajustement majeur, un rééquilibrage majeur de l’histoire économique chinoise, mais je pense qu’il existe de puissants moteurs économiques qui propulseront l’économie chinoise vers l’avant, et l’engagement envers l’écologie et la durabilité est un domaine clé », a-t-il souligné.

« De nouvelles industries se développent en Chine, qui propulseront la prochaine phase de son histoire de croissance », a-t-il estimé. D’ailleurs, le développement durable des infrastructures est désormais au cœur de la stratégie opérationnelle de la banque.

La NDB dont le siège se trouve à Shanghai a été créée en 2015 par le groupe BRICS des nations émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Elle tient à devenir une banque de développement mondiale pour mobiliser des ressources pour les infrastructures et le développement durable.

« La banque devient rapidement une institution mondiale ancrée dans les marchés émergents. Cette année et l’année prochaine, nous poursuivrons cette expansion car il existe un besoin massif en financement d’infrastructures durables », a expliqué Leslie Maasdorp, vice-président de la NBD.

Depuis sa création, la NDB a approuvé plus de 80 projets pour ses membres, avec un portefeuille total de 33 milliards de dollars. Les projets couvrent des secteurs tels que les transports, l’eau et l’assainissement, l’énergie propre, les infrastructures numériques, les infrastructures sociales et le développement urbain.

La NDB a admis quatre nouveaux membres en 2021 : le Bangladesh, l’Égypte, les Émirats arabes unis (EAU) et l’Uruguay.

« La banque dispose d’un capital souscrit de 50 milliards de dollars. Dix milliards de dollars de ce montant sont des fonds propres que nous avons reçus des pays et notre plan est maintenant de nous développer au cours des prochaines années pour atteindre un capital de base de 100 milliards de dollars », a indiqué le CFO de la Nouvelle Banque de développement (NDB) des BRICS.