Les discussions entre les deux pays ont reprit ce 7 janvier dans la capitale chinoise. Les négociateurs ont jusqu’à début mars pour tenter de mettre un terme à la guerre commerciale.

Cette rencontre a lieu après la rencontre entre les présidents chinois Xi Jinping et américain Donald Trump en marge du G20 début décembre 2018. Les deux hommes ont instauré une trêve.

Trois mois pour se mettre d’accord

Les négociateurs vont tenter de mettre un terme à leur guerre commerciale dans ce premier face-à-face. La délégation américaine est dirigée par le représentant adjoint pour le Commerce, Jeffrey Gerrish et est composée des représentants des ministères de l’Agriculture et de l’Énergie, de la Maison Blanche, du Trésor et du département d’État.

D’après Donald Trump, une résolution du conflit semble possible. «Je pense que nous pouvons conclure un accord avec la Chine», a déclaré le président américain le 4 janvier lors d’un point presse à la Maison-Blanche.

«Nous avons une négociation commerciale massive en ce moment avec la Chine, le président Xi (Jinping) est très impliqué tout comme moi-même. Nous négocions au plus haut niveau et cela se passe très bien», a-t-il souligné.

Donald Trump impose depuis l’an dernier une série de droits de douane sur quelque 250 milliards de dollars de biens chinois entrant sur le sol américain. Soit la moitié des exportations chinoises vers les États-Unis. Pékin a systématiquement riposté en taxant un peu plus de 100 milliards de biens américains sur les 130 milliards écoulés en Chine.

Le président américain reproche à la deuxième puissance économique mondiale un déséquilibre trop important dans les échanges commerciaux bilatéraux et l’accuse, entre autres, de vol de propriété intellectuelle.

Washington maintient la pression

Donald Trump est convaincu que sa stratégie de pression commerciale est la bonne. Pour preuve, selon lui, les récentes données conjoncturels montrant un ralentissement de l’économie chinoise.

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«Je pense que la Chine veut résoudre cela. Leur économie ne va pas bien», a affirmé Donald Trump à la presse, le 6 janvier, affirmant que cette stratégie commerciale lui permet au passage d’engranger «des milliards et des milliards de dollars».

Certains économistes estiment que les taxes douanières américaines ne sont pas à elles seules à l’origine des problèmes économiques chinois mais elles contribuent à créer un climat d’inquiétude. Raison pour laquelle, selon lex experts, le gouvernement chinois a annoncé la suspension au 1er janvier, pour trois mois, des surtaxes douanières imposées aux voitures et pièces automobiles importées des États-Unis. Beijing a aussi passé plusieurs commandes de soja américain et donné son accord à l’importation de riz américain.

Les États-Unis, de leur côté, ont accepté de ne pas mettre à exécution leur menace de relever, au 1er janvier, à 25% les importations chinoises d’un montant de 200 milliards de dollars, soumises actuellement à des droits de douane de 10%.

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Mais Donald Trump a prévenu que sans accord début mars, «d’importants tarifs douaniers» seront encore instaurés sur l’intégralité des exportations chinoises. «On verra ce qui se passera, on ne sait jamais avec une négociation», a-t-il assuré.