La dirigeante taïwanaise Tsai Ing-wen a demandé le 5 janvier le soutien de la communauté internationale pour défendre Taïwan, alors que Beijing a rappelé à la réunification.

«Taïwan est un pays démocratique […] qui accorde une grande importance aux droits de l’homme [et] met fidèlement en pratique toutes les valeurs qui importent à la communauté internationale. Quand un pays comme le nôtre fait face à des défis et des menaces, nous espérons que la communauté internationale puisse prendre au sérieux ces questions et nous venir en aide en s’exprimant en notre faveur»

Tsai Ing-wen, lors d’une conférence de presse internationale au Palais présidentiel, à Taipei.

«Pékin ayant d’ores et déjà défini le « Consensus de 1992 » par la formule « Un pays, deux systèmes », il n’y a plus de place pour ambiguïté, et Taiwan doit envoyer à la communauté internationale un message clair et cohérent», a estimé la dirigeante.

Cette dernière a aussi appelé l’ensemble des partis politiques à Taïwan à déclarer clairement leur rejet de la formule «Un pays, deux systèmes», à exprimer sans ambiguïté la volonté populaire et à arrêter de parler du «Consensus de 1992», a indiqué le communiqué de la présidence.

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Soutiens internationaux officiels

De son côté, le ministère des Affaires étrangères a remercié le 4 janvier l’Union européenne pour son soutien au «développement constructif des relations entre la Chine continentale et Taïwan» et pour son engagement «à poursuivre le développement de [ses] relations avec Taiwan et à soutenir les valeurs partagées soutenant son système de gouvernement».

Dans un communiqué, le ministère a fait part de la gratitude des autorités taïwanaises envers les membres de la Chambre des représentants et du Sénat des Etats-Unis d’Amérique, qui ont pris la défense de Taïwan après les récentes déclarations de Xi Jinping.

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Le Bureau de représentation de Taipei en France a remercié Jean-François Cesarini, président du groupe d’études à vocation internationale de l’Assemblée nationale française relatif à Taïwan, ainsi que le député Eric Bothorel pour leurs prises de position en faveur du dialogue entre les deux rives du détroit de Taiwan.

«Nous ne pouvons accepter les promesses de guerre de la Chine envers Taiwan. Nous soutenons la proposition de dialogue de Tsai Ing-wen pour respecter l’identité et la volonté des peuples», a écrit sur les réseaux sociaux, Jean-François Cesarini.

«Taïwan devrait rester ce qu’il est, c’est-à-dire la seule véritable démocratie dans cette partie du monde», a également déclaré Astrid Lulling, ancienne députée européenne luxembourgeoise, selon le Bureau de représentation de Taipei auprès de l’Union européenne et en Belgique.