Depuis quelques années, la prostitution est devenue un moyen de subsistance pour de nombreuses femmes, dont certaines sont de plus en plus jeune. Via les hashtag, tel que #ptgf, signifiant «part-time girl friend»  («petite amie à temps partiel»), les hongkongaises tentent de trouver du réconfort mais aussi un moyen de survivre dans l’une des villes les plus chère du monde.

L’activité d’escort girl est devenu un moyen facile de gagner de l’argent pour des jeunes femmes, qui pourtant étudient ou ont un emploi.  Via le hashtag publié sur différents réseaux sociaux, ces «petites amies à temps partiel» et leurs clients peuvent communiquer aisément en basculant sur des messageries privées.

Interrogée par l’Agence France Presse, «la police dit avoir sévi contre certains sites ou forums. A Hong Kong, la prostitution en elle-même n’est pas illégale, mais le racolage l’est». De son côté, Instagram a assuré avoir rendu les hashtags #ptgf et #hkptgf inopérants, mais déjà d’autres types ont pris le relais, avec parfois un caractère chinois pour contourner la censure.

Cette prostitution des temps moderne viendrait selon certaines associations spécialisées de la solitude, la curiosité, les problèmes familiaux ou d’argent.  D’après Bowie Lam, de l’association Teen’s Key, «internet peut leur donner une fausse impression de sécurité».

D’après cette dernière, dont l’association vient en aide aux travailleurs du sexe de moins de 25 ans de Hong Kong, «les réseaux sociaux sont même responsables du fait que les petites amies à temps partiel soient de plus en plus jeunes». «Elles croient contrôler les choses, elles pensent pouvoir filtrer ces clients, discuter avec eux, mais internet ne fait que brouiller les frontières», a assuré Bowie Lam.

D’ailleurs, elles «ne se considèrent pas comme des travailleuses du sexe car elles n’exercent pas dans des chambres sordides ou dans les bars et les clubs du quartier rouge». Pourtant le risque est le même : «des filles ont été traitées avec violence, et même violées, alors qu’elles s’étaient persuadées du fait qu’on ne leur ferait pas de mal».

Pour l’association Teen’s Key, «il est de la responsabilité du gouvernement d’adopter une stratégie à long terme pour faire que l’on parle, à la maison ou à l’école, du tabou qu’est le sexe».