Le nombre de personnes poursuivies pour corruption en Chine a presque doublé en 2019 à +90%, selon un rapport du Parquet, sur fond de renforcement de la campagne disciplinaire du président Xi Jinping.

D’innombrables responsables communistes sont déjà tombés depuis le lancement en 2013, à l’arrivée au pouvoir du chef de l’État, de cette opération « mains propres ».

Un total de 18.585 personnes ont été poursuivies en justice pour corruption l’an passé, soit une hausse de 90% sur un an, selon un rapport du Parquet populaire suprême remis le 25 mai aux députés actuellement réunis en session parlementaire annuelle dans la capitale.

Seize cas impliquaient des responsables politiques ayant un rang de chef de province ou de ministre. Un total de 25.000 procès pour corruption, malversation ou pots-de-vin ont par ailleurs été tenus en 2019, conduisant à la condamnation de 29.000 personnes, selon le Parquet.

La campagne anti-corruption du président Xi Jinping a déjà sanctionné au moins 1,5 million de cadres du Parti communiste chinois (PCC), selon les derniers chiffres. Cette campagne anti-corruption est très populaire auprès de l’opinion publique lassée des malversations. Cependant, cette opération est également soupçonnée de servir les intérêts politiciens du président Xi Jinping.

Le Parquet a par ailleurs fait état de 22 procès en 2019 liés à une loi controversée sur les martyrs, qui criminalise toute insulte aux personnes considérées comme des héros par l’histoire officielle communiste. Les poursuites étaient également en hausse sensible en matière de cybercriminalité (+33%) et de violations de la propriété intellectuelle (+32%).