L’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) a publié plusieurs résultats de recherche scientifique provenant de sa première mission d’exploration de Mars.

Le 15 septembre, cela faisait 780 jours que l’orbiteur Tianwen-1 fonctionnait. De son côté, le rover Zhurong avait parcouru 1921 mètres à la surface de la planète rouge, selon le Centre d’exploration lunaire et de programme spatial de la CNSA.

L’orbiteur et le rover ont tous deux accompli des missions d’exploration scientifique ciblées et ont acquis 1480 gigaoctets de données scientifiques brutes, a indiqué le centre dans un communiqué de presse.

À l’aide des données recueillies par Zhurong, des scientifiques chinois ont mit en évidence la relation entre la formation de caractéristiques géologiques et les activités aquatiques sur Mars en menant une étude approfondie de ces caractéristiques géologiques dans la zone d’atterrissage.

Les scientifiques chinois ont également trouvé des minéraux hydratés dans des roches en forme de plaques, une couche de « croûte concrétionnée (ou duricrust) », prouvant qu’il y a eu une importante activité d’eau liquide dans la zone d’atterrissage depuis l’époque Amazonienne, il y a environ 1 milliard d’années.

En mai, les scientifiques avaient indiqué que le rover chinois Zhurong avait découvert des minéraux hydratés sur la planète Mars, signe que la présence d’eau liquide est peut-être moins ancienne ce que les scientifiques pensaient jusqu’à présent.

Les Chinois suggèrent que « le site d’atterrissage de Zhurong (et les basses terres du Nord de Mars) pourrait recéler une quantité considérable d’eau accessible sous la forme de minéraux hydratés et peut-être de glace de sol, permettant une utilisation in situ des ressources lors de l’exploration humaine future » de la planète rouge.

Les scientifiques ont également découvert que le sol martien avait une force portante élevée et de faibles paramètres de frottement, signe que le site où le rover avait atterri avait probablement subi une érosion éolienne et peut-être hydrique.

Ces résultats ont révélé l’impact des activités éoliennes et aquatiques sur l’évolution géologique et les changements environnementaux de Mars, et ont confirmé l’hypothèse selon laquelle il y avait autrefois un océan dans la plaine Utopia Planitia, selon la CNSA.

Les études menées ont montré que les scientifiques chinois ont obtenu un certain nombre de résultats scientifiques sur la relation entre la densité des roches à la surface martienne et le degré d’érosion de surface, sur la distribution des ions et des particules neutres dans l’environnement spatial proche de Mars, ainsi que sur le champ de gravité de Mars.

Les études pertinentes ont été publiées dans Nature Astronomy, Nature Geoscience et Science Advances. L’Administration spatiale nationale chinoise a souligné que les futures missions continueront à mener des enquêtes de télédétection et à accumuler des données scientifiques.

La sonde Tianwen-1, composée d’un orbiteur, d’un atterrisseur et d’un rover, a été lancée le 23 juillet 2020. Le 15 mai 2021, elle s’est posée sur la zone d’atterrissage présélectionnée dans la zone d’Utopia Planitia, une vaste plaine martienne, marquant la première fois que la Chine posait une sonde sur la planète.