Le gouvernement chinois a signé l’an dernier des mémorandums d’entente sur la coopération anti-corruption avec six pays, dont la Thaïlande, l’Argentine et le Bélarus. Ainsi, les autorités peuvent rapatrier les citoyens chinois, accusés ou condamnés de corruption.

D’après le bureau chargé du rapatriement des fugitifs et de la récupération des actifs dépendant du Groupe central de coordination anti-corruption, Beijing a lancé en 2018 des consultations sur la coopération anti-corruption avec plus de 50 pays, notamment les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Canada.

Cinq traités d’extradition, quatre traités d’assistance judiciaire et quatre accords d’échange d’informations financières en 2018 ont également été signé. L’objectif pour la Chine est d’assurer la rapatriement de ces concitoyens accusés de corruption et d’engager une coopération dans le domaine.

En décembre 2018, un mémorandum d’entente sur la coopération entre forces de l’ordre en matière de lutte contre la corruption a été signé entre la Chine et l’Australie. Il s’agit du premier document concernant une telle coopération signé par la Chine et un pays occidental depuis l’inauguration de la Commission nationale de supervision en mars 2018.

En juin 2018, les autorités ont publié des informations relatives à 50 fugitifs soupçonnés de crimes économiques liés à leurs fonctions. Le 15 janvier 2019, six d’entre eux étaient revenus en Chine.

Le gouvernement a sanctionné 180.100 personnes impliquées dans environ 133.100 cas de corruption et de violations du code de conduite depuis le 19e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) fin 2017, selon les données de l’organe suprême de lutte contre la corruption du pays.

Une traque baptisée « Sky Net » visant principalement les fugitifs recherchés pour corruption et la récupération des actifs illicites à l’étranger a permis le retour de 1.335 fugitifs l’année dernière, parmi lesquels 17 ont été extradés, et 66 rapatriés vers la Chine, et la récupération de 10,5 milliards de yuans (environ 1,56 milliard de dollars) de gains illicites depuis 2014.