Un haut fonctionnaire du ministère chinois des Finances est devenu l’un des quatre vice-présidents de la Nouvelle Banque de Développement. De plus, lors d’un webinaire consacré aux BRICS, plusieurs experts ont mit en exergue de nouveaux axes de développement possibles pour la banque.

La New Development Bank est une banque multilatérale de développement créée par les États du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) pour apporter des contributions constructives aux investissements dans les infrastructures et au développement durable.

Zhou Qiangwu, qui travaille au ministère depuis 1996, remplace Zhu Xian qui a quitté la banque pour occuper un poste au Forum international de la finance. Il sera également directeur administratif de la banque, a annoncé aujourd’hui le prêteur basé à Shanghai.

La Nouvelle Banque de Développement compte quatre vice-présidents, un pour chacun des pays fondateurs, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Le président actuel est le Brésilien Marcos Troyjo, ancien vice-ministre de l’économie et secrétaire spécial du commerce extérieur et des affaires internationales.

La New Development Bank, dans laquelle chaque pays fondateur détient 20% des droits de vote, a approuvé près de 30 milliards de dollars (27 mds €) de prêts depuis sa création en juillet 2015, pour des projets dans des domaines tels que l’énergie propre, les villes intelligentes ainsi que les installations d’eau et d’assainissement.

La Nouvelle Banque de Développement a un rôle à jouer pour les pays du Sud dans une ère post-Covid-19, notamment après avoir fournit de l’aide au BRICS pendant la pandémie. La Nouvelle Banque de Développement devrait également continuer à jouer un rôle essentiel pour aider à résoudre les défis économiques découlant de la pandémie de Covid-19 et d’autres défis de développement dans les pays du Sud, ont indiqué les orateurs lors du webinaire du Centre de recherche BRICS du Human Sciences Research Council le 7 juillet.

Ce webinaire a examiné le rôle de la banque et comment elle finance le développement dans un monde post-Covid-19. Ainsi, la New Development Bank, anciennement appelée BRICS Development Bank, est une banque multilatérale de développement créée par les pays BRICS. Le but est de mobiliser des ressources pour des projets de développement dans ces pays, ainsi que dans d’autres pays émergents et en développement.

La Nouvelle Banque de Développement accorde des prêts pour des projets d’infrastructure, ainsi que des plans d’investissement et de relance économique aux pays membres des BRICS et à ses partenaires régionaux.

En dépit de son rôle essentiel au développement de certaine économique, la Nouvelle Banque de Développement est mise à rude épreuve par les impacts économiques de la pandémie de Covid-19. Il devient alors nécessaire pour les observateurs qu’elle renforce sa résilience, afin de continuer à stimuler la croissance économique dans les pays du Sud et au-delà.

Pour le professeur invité de la Zhejiang University International Business School, le Dr Jaya Josie, la question clé est de de savoir comment la Nouvelle Banque de Développement va contribuer à résoudre les défis économiques résultant de la pandémie et aider les pays du Sud, tout en remplissant sa mission première de développement, notamment sa contribution en Afrique et dans d’autres régions du global.

Par exemple, en Afrique du Sud, cela impliquerait de financer des projets qui s’attaquent aux problèmes de chômage, d’inégalité et de pauvreté, qui ont émergé plus fortement lors de la pandémie de Covid-19. Il a toutefois souligné que ces projets doivent être alignés sur les propres objectifs et stratégies de développement du pays.

Le Dr Jaya Josie a indiqué que la Nouvelle Banque de Développement a montré sa force pour traverser une crise. En raison de la pandémie, la banque a réorienté son programme de prêt et a réagi rapidement pour aider les pays BRICS à renforcer sa défense contre la pandémie.

D’ailleurs, après le pic épidémique, le Dr Jaya Josie a souligné que la Nouvelle Banque de Développement avait annoncé un programme d’aide d’urgence de 10 milliards de dollars (9 milliards d’euros) avec un processus plus flexible et rationalisé pour le traitement et le décaissement des prêts. Les décaissements pour l’aide liée à Covid-19 ont été effectués sous forme de paiements forfaitaires dans les trois à quatre semaines suivant l’approbation des prêts.

À ce jour, la Nouvelle Banque de Développement a approuvé et déboursé 4 milliards de dollars (3,6 mds €), dont des prêts de 1 milliard de dollars à chacun des pays : Chine, Brésil, Inde et Afrique du Sud.

Karin Costa Vazquez, universitaire du Center for BRICS Studies, a indiqué que les six années d’expérience et la pandémie offraient désormais à la Nouvelle Banque de Développement une chance d’améliorer ses opérations et donc d’aider les pays à mieux progresser.

Pour elle, les éléments essentiels du mandat de la Nouvelle Banque de Développement en matière d’infrastructure et de développement durable doivent désormais se rencontrer de manière pratique.

Ainsi, Karin Costa Vazquez a expliqué que le rôle considérable joué par la Nouvelle Banque de Développement pour soutenir la reprise des pays BRICS après la pandémie, doit l’inciter à mettre l’accent mis sur la façon de les aider à mieux aller de l’avant et à se préparer aux transformations qui se produisent à l’échelle mondiale, telles que l’économie numérique, la refonte de la valeur filières et la transition vers une économie bas carbone.

Elle a suggéré que la Nouvelle Banque de Développement pourrait donc se concentrer sur le soutien de projets d’infrastructure durables et s’assurer que ceux-ci génèrent des impacts significatifs à long terme.