Des militaires démobilisés manifestent depuis deux jours à Beijing pour le versement de leurs pensions.

Plusieurs centaines de personnes, habillées en tenue de camouflage bleu-vert et en rangs, se sont rassemblées jeudi 22 février  devant le ministère des Affaires civiles, alors qu’ils étaient la veille devant le siège de la Commission centrale d’inspection disciplinaire du PCC.

Criant des slogans, ils ont été rapidement dispersé par la police, a indiqué l’agence de presse britannique Reuters, citant un soldat démobilisé.  Ni le ministère de la Défense, ni le ministère des Affaires civiles, ni la Commission centrale d’inspection disciplinaire n’ont tenu à faire de commentaires sur la situation.

Cette mobilisation rappelle celle d’octobre dernier, lorsque des soldats ont bravé l’interdiction de manifester dans la capitale. Des centaines d’anciens soldats de l’Armée Populaire de Libération vêtus en treillis se sont rassemblés devant un bâtiment du ministère de la Défense.

Ces anciens soldats, officiers ou sous-officiers étaient venus de toute la Chine pour défendre leur droit à obtenir un travail dans le civil après avoir quitté l’armée. En effet, le gouvernement leur avait promis des emplois et des formations qualifiantes, après l’annonce du président Xi Jinping, de supprimer 300 000 postes, dont le plus gros des effectifs sera réduit cette année.

L’objectif de ce dernier est de moderniser et professionnaliser l’armée, en réaffectant certaines dépenses vers le développement d’un arsenal plus efficace et moderne pour la Marine et l’Armée de l’air et à transformer l’Armée de terre en une force technique, rapide et plus efficace stratégiquement.

Toutefois, les manifestations relatives aux pensions militaires sont récurrentes, mais elles prennent désormais des allures de mobilisation organisée. Un mouvement tel que celui organisé à Beijing aura été une première en octobre, mais des manifestations isolées se déroulent dans tout le pays depuis quelques années.