Des images du think-tank Asia Maritime Transparency Initiative (AMTI) viennent « confirmer un reportage de Reuters du 21 février selon lequel la Chine a presque achevé des structures destinées à abriter des systèmes de missiles sol-air (SAM) sur ses trois plus grands avant-postes dans les îles Spratly », comme l’écrit le groupe de réflexion sur son site.

Carte avec les 9 lignes revendiquées par la Chine

Ce dernier a indiqué que « le déploiement des batteries SAM sur Fiery Cross, Mischief et Subi Reefs irait dans le sens des efforts de la Chine pour étendre ses capacités de défense sur la ligne à neuf tirets ».

Ces constructions ont débuté entre fin septembre et début novembre, ce qui montre pour le think-tank que « ça n’a pas été fait en réaction au cycle politique à Washington mais qu’il s’agit plutôt d’un modèle constant de militarisation de la part de la Chine ».

Des missiles Sams HQ-9 ont déjà été installés sur Woody Island, un autre îlot, et ils ne sont pour l’heure couverts que par des filets de camouflage, souligne l’ATMI. Les nouvelles constructions permettraient de mieux protéger les missiles.

En décembre, l’Asia Maritime Transparency Initiative (AMTI) avait déclaré que la Chine avait fait installer ce qui semble être des systèmes de défense antiaériens et antimissiles sur les sept îles artificielles construites sur des récifs en mer de Chine méridionale.

Depuis juin, l’AMTI dit avoir observé la construction de structures hexagonales sur les récifs de Fiery Cross, de Mischief et de Subi, dans l’archipel des Spratleys, où de longues pistes d’atterrissage ont déjà été construite.

Le 12 janvier, devant le Sénat américain, se secrétaire d’état Rex Tillerson avait déclaré que l’administration Trump allait « devoir envoyer un signal clair à la Chine, pour lui signifier que les constructions sur les îles (contestées) doivent cesser, et ensuite, que (son) accès à ces îles ne sera plus permis ».

« Construire des îles (artificielles) et ensuite installer des équipements militaires sur ces îles, c’est la même chose que la prise de la Crimée par la Russie », a-t-il estimé. De son côté, Beijing avait tempéré, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Lu Kang, avait indiqué que « la situation en mer de Chine méridionale s’est apaisée, et nous espérons que les pays extérieurs à la région pourront respecter le consensus que (cet apaisement) est dans l’intérêt fondamental du monde entier ».