La Chine délimite 25% de sa superficie pour la protection écologique, alors que le pays a réalisé d’importantes avancées en matière de conservation de la biodiversité.

Près de 25% de la superficie de la Chine a été délimitée pour la protection écologique, au moment où la Chine intensifie ses efforts pour protéger son environnement, a déclaré Cui Shuhong, responsable du ministère de l’Ecologie et de l’Environnement.

Ce dernier a expliqué lors d’une conférence de presse que la zone de protection désignée couvre les principales zones écologiques fonctionnelles, les régions qui sont sensibles et vulnérables sur le plan écologique, ainsi que les régions clés pour la biodiversité.

La Chine a publié en 2017 des lignes directrices pour «une stratégie de ligne rouge écologique» imposant une protection stricte sur certaines zones.

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Cui Shuhong a indiqué que la tâche d’identification des zones a été essentiellement accomplie, alors que le pays est stratégiquement résolu à développer une civilisation écologique.

Ce dernier a également expliqué que «les conditions de vie des espèces rares et menacées en Chine ont été largement améliorées grâce aux efforts actifs du pays en matière de protection de la biodiversité et de restauration écologique».

Ce dernier a indiqué que «les populations de plusieurs espèces rares et menacées ont progressivement augmenté. Le nombre de tigres de Sibérie, d’éléphants d’Asie et d’ibis huppés ont connu une croissance rapide».

Les espèces rares et menacées telles que les pandas géants sauvages, les antilopes tibétaines et les cerfs du père David, «vivent dans de meilleurs environnements». De plus, les pandas géants ont été retirés de la liste des animaux menacés, et 1.800 d’entre eux vivent actuellement dans la nature.

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Le responsable du ministère de l’Écologie et de l’Environnement a attribué l’amélioration des conditions de vie de la faune et de la flore en Chine «aux efforts de la Chine dans l’établissement d’un système relativement complet de réserves naturelles, qui protège systématiquement et entièrement de vastes zones d’écosystèmes naturels».

Fin 2019, la Chine comptait 11.800 réserves naturelles, représentant 18% de la superficie de la Chine, atteignant plus tôt que prévu l’objectif de la biodiversité d’Aichi pour protéger 17% des zones terrestres, a-t-il déclaré.

Le responsable a souligné la mise en place dans toute la Chine de jardins botaniques et de bases d’élevage d’animaux sauvages. De plus, un grand nombre d’espèces rares et menacées ont été protégé et sauvé de l’extinction.

«Les projets de conservation et de restauration écologiques de la Chine, tels que les initiatives de protection des forêts et des zones humides ainsi que l’interdiction de la pêche dans le bassin du fleuve Yangtsé, ont facilité la restauration des espèces rares et menacées», d’après Cui Shuhong.

Ce dernier a précisé les perspectives de la Chine de construire un système de surveillance global pour la conservation de la biodiversité, renforcera la coopération internationale et promouvra la participation du public.